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Zero Motivation : une satire de la place de la femme dans l’armée Israëlienne

dimanche 19 avril 2015, par Rayane impression

Mots-clefs :: Cinéma :: Culture générale ::

Filmé dans une base militaire du désert israélien, le premier long-métrage de Talya Lavie, Zero Motivation a été le film phare de cette troisième journée du 15ème Festival du Cinéma Israélien au Cinéma des Cinéastes dans le 17ème arrondissement de Paris. Cette comédie suit le quotidien d’une poignée de jeunes femmes effectuant leur service militaire au service administratif d’une base éloignée de tout. Essayant tant bien que mal de tromper leur ennui, les relations vont se créer et se défaire au sein de ce groupe de jeunes femmes, au rythme de trois chapitres faisant passer du rire aux larmes en un claquement de doigts savamment maîtrisé.


Zohar est une jeune fille rebelle et non-conformiste qui refuse de se plier aux règles de sa commandante Rama. Daffi, quant à elle, rêve de la grande ville et de quitter la base pour se faire muter à Tel Aviv. Zohar et Daffi sont meilleures amies, avec tout ce qui va avec : elles partagent un lecteur MP3, des lits superposés, et même un record au jeu du Démineur sur lequel elles passent une grande partie de leur journée.

Car si Zero Motivation n’est en aucun cas un film ennuyeux, il n’en est pas moins un film sur l’ennui, un film empreint d’une réalité sociale et d’un terrible constat sur l’armée israélienne, celui d’une égalité hommes-femmes que l’on peine à atteindre. Faire le café et le servir aux gradés, trier le courrier ou tamponner les demandes de permissions ne sont qu’un échantillon des tâches qui seront confiées à Zohar, Irena et Daffi, promue au grade de « préposée au broyage de papiers ». Zero Motivation est une farce, et une farce fonctionne par l’absurde. Et durant ces 90 minutes, l’absurde est inlassablement présent dès que la commandante Rama donne un ordre à l’une de ses soldates. L’absurde est également là quand Zohar remplit le bureau de sa supérieure de milliers de lambeaux de papiers : une énième provocation ou une tentative désespérée de manifester sa présence ?

Charles Zrihen, celui que l’on surnomme Charlie, l’organisateur du festival depuis la première édition nous le confie : Zero Motivation est devenu l’un de ses films cultes. Et il est en passe de devenir un film culte pour toute une génération. En effet, le film a fait près d’un million d’entrées en Israël et a remporté plusieurs prix dans plusieurs compétitions à l’international : meilleur film au festival de Tribeca (USA) et six autres récompenses aux Ophirs du cinéma 2014 (Israël).

Le Festival du Cinéma Israélien qui se tient chaque année au Cinéma des Cinéastes dans le 17ème arrondissement de Paris est toujours une grande source d’émotions pour Charlie, lui qui voit dans cet événement une possibilité de « rassembler les âmes autour de cet art magnifique qu’est le cinéma ». Le festival est une occasion privilégiée de découvrir la production cinématographique israélienne peu distribuée en Europe. De la comédie au documentaire, en passant par le court-métrage ou le film d’animation, la sélection est éclectique de manière à répondre aux goûts et aux attentes de chacun. Et quelle autre manière de conclure qu’en citant les mots de la marraine de cette 15ème édition, Elsa Zylberstein : « belle et longue vie au festival ».


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