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WALL-E, des studios Pixar. Le petit robot amoureux et bien plus encore.

mardi 12 août 2008, par Claire Mélanie impression

Mots-clefs :: Cinéma ::


WALL-E raconte l’histoire d’un petit robot de nettoyage, laissé seul sur Terre. La planète a été désertée par ses derniers habitants, devenue une planète déchet.
WALL-E vit alors sa vie, au rythme d’une musique de comédie musicale, de ses maladresses et des jeux avec son ami, un petit insecte curieux.

Arrive alors sur Terre, avec fracas et douleur, un autre petit robot, EVE, chargée par les ex-terriens de détecter si la vie a pu reprendre ses droits sur la planète devenue stérile, dans l’optique d’un éventuel retour de la population.


La première partie du film se passe sur Terre et le spectateur découvre des scènes attendrissantes voire poétiques, dévoilant déjà un WALL-E au-delà de la machine, capable lui-même de s’attacher à des objets qu’il trouve ou beaux ou intrigants, capable de création.

Le film échappe de justesse cependant à une transformation trop grossière des manières du robot en simple manières humaines. Par exemple, la scène où WALL-E se rapproche progressivement d’EVE évoque les tentatives de séduction qui parcourt à la fois films et littérature. Plaquer les traits les plus grossiers et habituels des humains sur le personnage d’un petit robot aurait pu lui enlever de sa spécificité, mais heureusement, le film ne répète pas trop ce processus, qui tend par ailleurs à se justifier : WALL-E a pour modèle de comportement les humains de la comédie musicale qu’il ne se lasse de regarder.


La seconde partie du film se déroule elle, dans l’espace. Certains ont amplement reproché à ce film son côté critique. Effectivement, le scénario n’est pour le moins pas modéré dans sa mise en scène d’une société de consommation ayant mené les humains à n’être plus que des sortes de grosses larves sur leur fauteuil volant, servies par des robots-esclaves, qui ne demanderaient en réalité pas mieux que de gagner un peu de liberté.

A cet effet, le personnage du petit robot nettoyeur, habitué à suivre les lignes tracées au sol pour se déplacer, est fortement symbolique de la représentation d’une conscience qui se découvre et est bien trouvé. Confronté à un dilemme très robotique : deux impératifs de programmation s’opposent, suivre les lignes ou nettoyer, le petit robot décidera de suivre les traces de saleté plutôt que la ligne et se rendra compte qu’enfreindre une règle n’est pas forcément chose mauvaise quand la règle est obsolète, sans sens.

La plaidoirie pour une autre société, plus respectueuse des autres, et dans ces autres, l’environnement, comme ces intelligences artificielles qui sont déjà des formes de vie ( clin d’oeil au personnage de l’androïde Data dans Star Trek The Next Generation ?), s’intègre de façon pertinente dans l’histoire et est pour une bonne partie, toute l’histoire elle-même. L’humanité a pollué la Terre, s’il est question de retourner sur Terre, ce n’est peut-être pas pour y mettre en oeuvre la même société que celle qui a mené à la destruction.


Certains ont également reproché le manque d’humour de ce film, on n’y rirait pas, le silence également, le manque de musique et de chant comme dans les autres Walt Disney. C’est justement la force du film d’éviter cette tendance au dessin animé excité, qui hurle dans tous les sens on ne sait même plus trop bien pour quoi et qui trouve malin de faire de l’humour ultra-visible pour faire rire le grand public. Plutôt que rire, on sourit et on va au rythme des roues chenillées de WALL-E.

Ce film n’est pour autant pas du tout un film élitiste et malgré des avis contraires, devrait plaire aussi aux enfants qui sont prêts à s’émerveiller. Et c’est bien là tout le projet de Pixar : sensibiliser et émerveiller les enfants, comme les créateurs eux-mêmes ont pu être fascinés par la science-fiction de leur époque.

Si certains ont relevé des références à 2001 l’Odyssée de l’espace, à Star Wars notamment, il ne faudrait pas oublier également la référence au générique de début de Star Trek : "Space - the Final Frontier. These are the voyages of the starship Enterprise." qui devient "Space the final "fun" - tier" dans un spot publicitaire qui continue de tourner tout seul sur les écrans géants de la ville.

Mais nul besoin de ces clins d’œil pour apprécier le film tel qu’il est, une fable de science-fiction, divertissante, attendrissante et (heureusement) un peu plus réfléchie que certains Walt Disney mièvres et bien pensants.


WALL-E

- Réalisé par Andrew Stanton
- Film américain.
- Durée : 1h 37min.
- Année de production : 2008
- Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France


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