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Les enjeux de l’incipit, questions

samedi 2 mai 2020, par Corinne Godmer impression

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Pendant cette période de confinement, en particulier pour les élèves de lycée, nous avons décidé de publier à un rythme plus soutenu plusieurs analyses de texte.


TEXTES A L’ÉTUDE

TEXTE 1
Paul Scarron, Le roman comique, « Le soleil (…) caravane ».

Une troupe de comédiens arrive dans la ville du Mans.
Le soleil avait achevé plus de la moitié de sa course, et son Char, ayant attrapé le penchant du monde, roulait plus vite qu’il lie voulait. Si ses chevaux eussent voulu profiter de la pente du chemin, ils eussent achevé ce qui restoit du jour en moins d’un demi-quart d’heure mais, au lieu de tirer de toute leur force, ils ne s’amusaient qu’à faire des courbettes, respirant un air marin qui les faisait hannir et les avertissoit que la mer était proche, où l’on dit que leur maître se couche toutes les nuits. Pour parler plus humainement et plus intelligiblement, il étoit entre cinq et six, quand une charrette entra dans les halles du Mans. Cette charrette etoit attelée de quatre bœufs fort maigres, conduits par une jument poulinière, dont le poulain allait et venoit à l’entour de la charrette, comme à petit fou qu’il etoit. La charette était pleine de coffres, de malles, et de gros paquets de toiles peintes qui faisaient comme une pyramide, au haut de laquelle paraissait une demoiselle, habillée moitié ville, moitié campagne. Un jeune homme, aussi pauvre d’habits que riche de mine, marchait à côté de la charrette ; il avait un grand emplâtre sur le visage, qui lui couvroit un œil et la moitié de la joue, et portait un grand fusil sur son épaule, dont il avait assassiné plusieurs pies, geais et corneilles, qui lui faisaient comme une bandoulière, au bas de laquelle pendaient par les pieds une poule et un oison, qui avaient bien la mine d’avoir été pris à la petite guerre. Au lieu de chapeau il n’avait qu’un bonnet de nuit, entortillé de jarretières de différentes couleurs ; et cet habillement de tête était une manière de turban qui n’était encore qu’ébauché et auquel on n’avoit pas encore donné la dernière main. Son pourpoint était une casaque de grisette, ceinte avec une courroie, laquelle lui servait aussi à soutenir une épée qui était si longue qu’on ne s’en pouvoit aider adroitement sans fourchette. Il partoit des chausses troussées à bas d’attache, comme celle des comédiens quand ils représentent un héros de l’antiquité, et il avait, au lieu de souliers, des brodequins à l’antique, que les boues avaient gâtés jusqu’à la cheville du pied.
Un vieillard, vêtu plus régulièrement, quoique très mal marchoit à côté de lui. Il portait sur ses épaules une basse de viole, et, parce qu’il se courboit un peu en marchant, on l’eut pris de loin pour une grosse tortue qui marchait sur les jambes de derrière. Quelque critique murmurera de la comparaison à cause du peu de proportion qu’il y a d’une tortue à un homme ; mais j’entends parler des grandes tortues qui se trouvent dans les Indes, et de plus je m’en sers de ma seule autorité.
Retournons à notre caravane.

TEXTE 2
Diderot, Jacques le Fataliste (publié en 1796)
Multipliant les rebondissements invraisemblables, tout comme les interruptions du narrateur, ce roman met en scène deux personnages, un valet et son maître, qui chevauchent plus ou moins paisiblement sur des routes, vers une destination qui restera inconnue, s’arrêtent dans des auberges, devisent à bâtons rompus : questions philosophiques, souvenirs intimes, anecdotes…

Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

LE MAÎTRE. - C’est un grand mot que cela.

JACQUES. - Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d’un fusil avait son billet.

LE MAÎTRE. - Et il avait raison...
Après une courte pause, Jacques s’écria : « Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret !

LE MAÎTRE. - Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n’est pas chrétien.

JACQUES. - C’est que, tandis que je m’enivre de son mauvais vin, j’oublie de mener nos chevaux à l’abreuvoir. Mon père s’en aperçoit ; il se fâche. Je hoche de la tête ; il prend un bâton et m’en frotte un peu durement les épaules. Un régiment passait pour aller au camp devant Fontenoy ; de dépit je m’enrôle. Nous arrivons ; la bataille se donne...

LE MAÎTRE. - Et tu reçois la balle à ton adresse.

JACQUES. - Vous l’avez deviné ; un coup de feu au genou ; et Dieu sait les bonnes et mauvaises aventures amenées par ce coup de feu. Elles se tiennent ni plus ni moins que les chaînons d’une gourmette. Sans ce coup de feu, par exemple, je crois que je n’aurais été amoureux de ma vie, ni boiteux.
LE MAÎTRE. - Tu as donc été amoureux ?
JACQUES. – Si je l’ai été !
LE MAÎTRE. - Et cela par un coup de feu ?
JACQUES. - Par un coup de feu.
LE MAÎTRE. - Tu ne m’en as jamais dit un mot.
JACQUES. - Je le crois bien.
LE MAÎTRE. - Et pourquoi cela ?
JACQUES. - C’est que cela ne pouvait être dit ni plus tôt ni plus tard.
LE MAÎTRE. - Et le moment d’apprendre ces amours est-il venu ?
JACQUES. - Qui le sait ?
LE MAÎTRE. - À tout hasard, commence toujours... »

Jacques commença l’histoire de ses amours. C’était l’après-dînée : il faisait un temps lourd ; son maître s’endormit. La nuit les surprit au milieu des champs ; les voilà fourvoyés. Voilà le maître dans une colère terrible et tombant à grands coups de fouet sur son valet, et le pauvre diable disant à chaque coup : « Celui-là était apparemment encore écrit là-haut... »
Vous voyez, lecteur, que je suis en beau chemin, et qu’il ne tiendrait qu’à moi de vous faire attendre un an, deux ans, trois ans, le récit des amours de Jacques, en le séparant de son maître et en leur faisant courir à chacun tous les hasards qu’il me plairait. Qu’est-ce qui m’empêcherait de marier le maître et de le faire cocu ? d’embarquer Jacques pour les îles ? d’y conduire son maître ? de les ramener tous les deux en France sur le même vaisseau ? Qu’il est facile de faire des contes ! Mais ils en seront quittes l’un et l’autre pour une mauvaise nuit, et vous pour ce délai.
L’aube du jour parut. Les voilà remontés sur leurs bêtes et poursuivant leur chemin. - Et où allaient-ils ? -
Voilà la seconde fois que vous me faites cette question, et la seconde fois que je vous réponds : Qu’est-ce que cela vous fait ? Si j’entame le sujet de leur voyage, adieu les amours de Jacques... Ils allèrent quelque temps en silence.
Lorsque chacun fut un peu remis de son chagrin, le maître dit à son valet : « Eh bien, Jacques, où en étions-nous de tes amours ?

TEXTE 3
Flaubert, L’Éducation sentimentale, incipit
Le 15 septembre 1840, vers six heures du matin, la Ville-de-Montereau, près de partir, fumait à gros tourbillons devant le quai Saint-Bernard.
Des gens arrivaient hors d’haleine ; des barriques, des câbles, des corbeilles de linge gênaient la circulation ; les matelots ne répondaient à personne ; on se heurtait ; les colis montaient entre les deux tambours, et le tapage s’absorbait dans le bruissement de la vapeur, qui, s’échappant par des plaques de tôle, enveloppait tout d’une nuée blanchâtre, tandis que la cloche, à l’avant, tintait sans discontinuer.
Enfin le navire partit ; et les deux berges, peuplées de magasins, de chantiers et d’usines, filèrent comme deux larges rubans que l’on déroule.
Un jeune homme de dix-huit ans, à longs cheveux et qui tenait un album sous son bras, restait auprès du gouvernail, immobile. À travers le brouillard, il contemplait des clochers, des édifices dont il ne savait pas les noms ; puis il embrassa, dans un dernier coup d’œil, l’île Saint-Louis, la Cité, Notre-Dame ; et bientôt, Paris disparaissant, il poussa un grand soupir.
M. Frédéric Moreau, nouvellement reçu bachelier, s’en retournait à Nogent-sur-Seine, où il devait languir pendant deux mois, avant d’aller faire son droit. Sa mère, avec la somme indispensable, l’avait envoyé au Havre voir un oncle, dont elle espérait, pour lui, l’héritage ; il en était revenu la veille seulement ; et il se dédommageait de ne pouvoir séjourner dans la capitale, en regagnant sa province par la route la plus longue.
Le tumulte s’apaisait ; tous avaient pris leur place ; quelques-uns, debout, se chauffaient autour de la machine, et la cheminée crachait avec un râle lent et rythmique son panache de fumée noire ; des gouttelettes de rosée coulaient sur les cuivres ; le pont tremblait sous une petite vibration intérieure, et les deux roues, tournant rapidement, battaient l’eau.
La rivière était bordée par des grèves de sable. On rencontrait des trains de bois qui se mettaient à onduler sous le remous des vagues, ou bien, dans un bateau sans voiles, un homme assis pêchait ; puis les brumes errantes se fondirent, le soleil parut, la colline qui suivait à droite le cours de la Seine peu à peu s’abaissa, et il en surgit une autre, plus proche, sur la rive opposée.
Des arbres la couronnaient parmi des maisons basses couvertes de toits à l’italienne. Elles avaient des jardins en pente que divisaient des murs neufs, des grilles de fer, des gazons, des serres chaudes, et des vases de géraniums, espacés régulièrement sur des terrasses où l’on pouvait s’accouder. Plus d’un, en apercevant ces coquettes résidences, si tranquilles, enviait d’en être le propriétaire, pour vivre là jusqu’à la fin de ses jours, avec un bon billard, une chaloupe, une femme ou quelque autre rêve. Le plaisir tout nouveau d’une excursion maritime facilitait les épanchements. Déjà les farceurs commençaient leurs plaisanteries. Beaucoup chantaient. On était gai. Il se versait des petits verres.
Frédéric pensait à la chambre qu’il occuperait là-bas, au plan d’un drame, à des sujets de tableaux, à des passions futures. Il trouvait que le bonheur mérité par l’excellence de son âme tardait à venir. Il se déclama des vers mélancoliques ; il marchait sur le pont à pas rapides ; il s’avança jusqu’au bout, du côté de la cloche ; — et, dans un cercle de passagers et de matelots, il vit un monsieur qui contait des galanteries à une paysanne, tout en lui maniant la croix d’or qu’elle portait sur la poitrine. C’était un gaillard d’une quarantaine d’années, à cheveux crépus. Sa taille robuste emplissait une jaquette de velours noir, deux émeraudes brillaient à sa chemise de batiste, et son large pantalon blanc tombait sur d’étranges bottes rouges, en cuir de Russie, rehaussées de dessins bleus.

Les enjeux de l’incipit
L’incipit répond généralement à trois caractéristiques. Il informe, intéresse et noue le contrat de lecture.
• Il informe en mettant en place les lieux, les personnages et la temporalité du récit.
• Il intéresse par divers procédés techniques, par exemple l’utilisation de figures de style ou encore en une entrée in medias res (le récit débute dans le feu de l’action).
• Il noue le contrat de lecture en indiquant au lecteur le code qu’il doit utiliser dans le cadre de sa lecture ; bref, il place différents signes annonciateurs du genre littéraire auquel il appartient.
Le corpus se compose de quatre incipit : Le Roman comique (1610-1660), œuvre inachevée de Scarron, Jacques le Fataliste, roman de Denis Diderot (1796), L’Éducation sentimentale de Flaubert (1869). Chacun de ces incipit tente de séduire le lecteur. Pour commencer leur roman, ces auteurs choisissent pourtant des procédés divers pour entrer dans la fiction.
Flaubert : cet incipit est une scène d’exposition, décrivant le cadre, le contexte ainsi que le caractère et le physique du héros.
Les premières pages du Roman comique, dont le titre est antithétique, et de Jacques le Fataliste déroutent le lecteur. Jacques le Fataliste propose un incipit suspensif qui ne répond pas aux attentes : on ne saura rien du lieu, de l’époque et même les personnages restent énigmatiques. La disposition d’une partie du texte fait de plus penser à une pièce de théâtre : les noms des personnages précèdent leurs paroles qui ne sont donc pas intégrées dans le récit comme il est d’usage dans un roman. Le narrateur-auteur ne cesse d’intervenir non seulement pour commenter l’action mais surtout pour commenter l’écriture d’un roman en train de s’écrire et pour décourager les attentes du lecteur auquel il s’adresse directement. Cet incipit qui ne nous apprend rien des personnages, du cadre spatio-temporel et de l’intrigue est donc déroutant et c’est cette originalité qui peut amuser le lecteur, le séduire et l’inciter à poursuivre la lecture.
Le Roman comique comprend lui aussi de nombreuses interventions de l’auteur qui revendique son statut. Là aussi, l’intérêt du lecteur est suscité par cette entrée dans la fiction, plus ou moins informative, plus ou moins dynamique. Il représente un incipit parodique des romans héroïques et qui vaut comme pacte de lecture : “Le soleil avait achevé plus de la moitié de sa course et son char, ayant attrapé le penchant du monde, roulait plus vite qu’il ne voulait. Si ses chevaux eussent voulu profiter de la pente du chemin, ils eussent achevé ce qui restait du jour en moins d’un demi-quart d’heure (...) Pour parler plus humainement et plus intelligiblement, il était entre cinq et six quand une charrette entra dans les halles du Mans ».

Les modalités de la narration
La narration : QUI PARLE ?
Le narrateur est celui qui raconte l’histoire. Il existe deux types de narrateur : le narrateur-personnage et le narrateur extérieur :
• Le narrateur-personnage : le narrateur raconte à la 1ère personne du singulier et dit “je” : on trouve des traces de sa présence dans l’histoire qu’il raconte (je, me, mon, mes, notre...).
• Le narrateur est un personnage et/ou un témoin de l’histoire qu’il raconte ; il est inventé par l’auteur.
• Le narrateur est l’auteur lui-même : il raconte sa propre histoire, c’est une autobiographie. Je est alors en même temps l’auteur, le narrateur et le personnage.
• Le narrateur extérieur à l’histoire : le narrateur raconte à la 3ème personne du singulier et dit “il” : il est détaché de l’histoire qu’il raconte et ne participe pas aux événements qu’il raconte.

La focalisation : QUI VOIT ?
• Focalisation zéro (narrateur omniscient) : dans le récit, « le narrateur en sait plus que le personnage ».
→ Le narrateur sait tout, voit tout.
• Focalisation externe : « le narrateur en dit moins que n’en sait le personnage ».
→ Le narrateur est un observateur objectif, impartial.
• Focalisation interne : « le narrateur ne dit que ce que sait tel personnage ».
→ Le narrateur ne sait et ne voit que ce que sait et voit un personnage.

Question 1 Les modalités de la narration dans les textes du corpus
• TEXTE 1 Paul Scarron, Le roman comique, « Le soleil (…) caravane ».
• TEXTE 2 Diderot, Jacques le Fataliste, « Comment (…) eh bien Jacques où en étions-nous de tes amours ? ».
• TEXTE 3 Flaubert, L’Éducation sentimentale, début à « dessins bleus ».

TEXTE 1 Paul Scarron Tout le texte pourrait être écrit par un témoin extérieur (donc focalisation externe), sauf quelques détails qui montrent que le narrateur sait qui sont les personnages de son récit : « et portait un grand fusil sur son épaule, dont il avait assassiné plusieurs pies, geais et corneilles ». Donc focalisation zéro.
TEXTE 2 Diderot Le narrateur montre qu’il sait tout sur ses personnages (et d’autant plus qu’il les invente à son bon plaisir). Donc focalisation zéro, avec rétention d’informations volontaires.
TEXTE 3 Flaubert Tout le récit est vu à travers les yeux de Frédéric ; on ne sait que ce qu’il ressent, on ne saisit que ce qu’il pense, etc. Donc focalisation interne.

Question 2  : Quelle image des personnages principaux se dégage des textes ?
L’incipit de L’Éducation sentimentale est plutôt réaliste (beaucoup de description), mais tourne en dérision le personnage romantique et la bourgeoisie de l’époque. Le caractère et le physique du héros sont décrits. Son prénom, ses sentiments sont indiqués.
Dans l’incipit du Roman comique et de Jacques le Fataliste, les personnages restent énigmatiques. Avec Jacques le Fataliste, nous n’en saurons que bien peu : l’un s’appelle Jacques, l’autre est son maître mais le narrateur refuse de nous en dire davantage. Dans le Roman comique, les personnages ne sont pas nommés. Le personnage principal est désigné « Un jeune homme » puis longuement décrit. Les autres sont signifiés « un vieillard ».


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