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Les chroniques de Spiderwick

dimanche 27 avril 2008, par Claire Mélanie impression

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Les chroniques de Spiderwick relèvent de ce genre de films où le fantastique est aussi du merveilleux.

Une mère et ses trois enfants s’installent dans la maison de leur grande-tante. L’enfant le plus perturbé (en raison de la séparation de ces parents notamment) découvre alors, dans une pièce secrète un livre qui contient la somme des connaissances sur le monde caché aux humains peu soucieux, peu attentifs : le monde des Trolls, des lutins et autres fées. Leur arrière grand-père est l’auteur de ce livre, que le monstre du monde caché recherche ardemment, pour accroître son pouvoir et dominer son univers comme celui des humains. La quête initiatique avait déjà commencé dès l’entrée dans la demeure et se poursuit alors, entraînant alliances et découvertes.
L’histoire, mettant en scène des enfants, aurait pû être traitée de façon ennuyeuse, et ne plaire qu’à un public jeune. Il n’en est rien. Le film se dessine peu à peu comme un véritable conte, mais pas un de ces contes insipides où tout le monde est finalement gentil et où tout se résout sans violence réelle.

Le film se nourrit bien de la quête et de l’évolution des personnages jusqu’à la situation finale, il y a bien des combats, des ennemis noirs, mais il y a aussi des personnages plus ambigus, tels les sylphes. Créatures envoûtantes, sirènes des airs, elles sont prêtes à retenir dans leur royaume ceux qui, dehors, représenteraient un danger.

Le conte s’inscrit également dans cette lecture à plusieurs niveaux du film. Sur un premier plan, c’est un véritable divertissement bien mené, qui nous happe d’emblée par l’image de cette mystérieuse détonation autour de la maison, détonation expliquée plus tard. Il y a des personnages amusants, les péripéties s’enchaînent allégrement.
Mais derrière, se profilent non pas une morale mais un message ou des messages : autour de l’acceptation de soi et des autres en particulier.

La poésie n’est pas loin non plus quand les fleurs s’ouvrent et prennent vie devant nous, se révèlent comme des grâces aériennes. Les scènes finales poursuivent jusqu’au bout cet enchantement et nous rappelle, mais sans niaiserie, le pouvoir de certains sentiments. Le scénario-même du film repose sur cet appel poétique à la compréhension du monde qui nous entoure. Ouvrir les yeux, passage par l’aveuglement pour voir (ici un jet de salive d’un animal un peu particulier), les grands mythes sont agréablement réinterprétés.
Dernier point peut-être, les histoires secondaires qui se mêlent à l’histoire centrale sont tout aussi bien menées.
Les chroniques de Spiderwick ne sont pas qu’un film fantastique d’aventure, elles appellent à une certaine méditation bienheureuse.

- Date de sortie : 16 Avril 2008
- Réalisé par Mark Waters
- Avec Freddie Highmore, Sarah Bolger, Mary-Louise Parker
- Film américain.
- Genre : Fantastique
- Durée : 1h 37min.
- Titre original : The Spiderwick Chronicles


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