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Jean de La Fontaine, "Les Obsèques de la Lionne", commentaire

mardi 14 avril 2020, par Corinne Godmer impression

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Pendant cette période de confinement, en particulier pour les élèves de lycée, nous avons décidé de publier à un rythme plus soutenu plusieurs analyses de texte.

Ci-dessous, une proposition de commentaire. Pour le texte lui-même, c’est sur cette page.

Bonne lecture et bon travail.


Introduction

Présentation Dans un siècle de censure où il s’agira aussi de dénoncer l’impossibilité de la critique envers les puissants, la fable permet de délivrer une leçon en amusant son lecteur. La Fontaine excelle dans cet art et ses Fables, jouant sur la personnalisation d’animaux, lui permettent de proposer, sur un mode fantaisiste, une démonstration et une morale.

Problématique Avec cette fable particulière, Les Obsèques de la Lionne, enjeu du pouvoir et de la soumission, il serait ainsi intéressant de nous demander comment le fabuliste parvient, en respectant les deux impératifs du genre, plaire et instruire, à rétablir le droit à la parole. Plan Il serait ainsi possible, dans un premier temps, de relever les éléments constitutifs de l’art du récit, puis, dans un deuxième temps, de suivre l’art de la parole, pour, enfin, nous intéresser à la critique du pouvoir.

I) Plaire et instruire : l’art du récit

Instruire par le truchement de la fable permet d’utiliser l’amusement pour une argumentation didactive. La Fontaine pose cependant un récit qui se distingue par la maîtrise des procédés.

A) L’art du récit
• Les Obsèques de la Lionne mettent en avant un cadre familier. Les traits du partisan ainsi :
On entendit à son exemple
Rugir en leurs patois Messieurs les Courtisans.
« Leurs patois », semble bien imitation servile « à son exemple ». L’usage est personnel (recours à la langue maternelle) et en même temps collectif, puisque celui de la servitude. La majuscule apposée sur « Messieurs » et « Courtisans » pose une distance ironique du fabuliste.

• Le récit, de même, se veut vivant par le ton ironique et parfois emphatique de la fable :
Le Prince aux cris s’abandonna,
Et tout son antre en résonna.
L’exagération est en effet voulue, appuyée par l’assonance en « an » qui suggère le bruit même du rugissement.

B) Récits en double
• Deux récits s’entrecroisent cependant dans la fable : celui de la mort de la lionne, de la réaction du Roi, celui du cerf. La parole du cerf est celle de l’éloquence :
Ami, m’a-t-elle dit, garde, que ce convoi,
Quand je vais chez les Dieux, ne t’oblige à des larmes.
Aux Champs Élyséens j’ai goûté mille charmes,
Conversant avec ceux qui sont saints comme moi.
La disparition progressive des marques de ponctuation permet en effet de lier les sonorités, dans les deux derniers vers par enjambement, l’assonance en « an » et « in », l’allitération en s, la mention des « Champs Élyséens » dans le champ lexical de la divinité, « Dieux », « saints », l’inversion du sujet enfin, donnant un effet de dignité par la représentation imagée d’une attitude posée.
Le discours du Cerf joue sur la moquerie exercée à l’encontre des autres et en l’occurrence ici de son Roi.
• Même composition quant à la réaction du Roi qui elle s’appuie sur la moquerie du fabuliste :
Le Monarque lui dit : Chétif hôte des bois
Tu ris, tu ne suis pas ces gémissantes voix !
Nous n’appliquerons point sur tes membres profanes
Nos sacrés ongles ; venez, Loups,
Vengez la Reine, immolez tous
Ce traître à ses augustes mânes.
L’assonance en « i », la modalisation interne au récit par le choix du verbe « dire » marquent une volonté d’ordonner et l’exercice du pouvoir. Le vocabulaire du commandement « Tu ris, tu ne suis pas », haché par la coupure, la brièveté de l’accent et de l’assonance, l’ampleur du vers suivant au phrasé plus ample -avec rejet sur le vers suivant- et le mot « traître », suggèrent pourtant aussi le ridicule.
La fin de l’extrait utilise également les ressources du récit pour embellir la parole du Roi : le champ lexical du sacré, repris par le Cerf, « profanes », « sacré » en antithèse, puis « augustes mânes », « immolez » ajoutent, par gradation, une tonalité plus suprême encore. Nous sommes ici dans la figuration de la mythologie, de l’analogie avec les Dieux antiques, dans la cérémonie également.

C) La parole du récit
• La fable se construit aussi sur une progression organisée. Dans un premier mouvement, la mort, la préparation des obsèques. Deuxième mouvement, l’intervention du fabuliste, du vers 16 au vers 24 « Pour revenir à notre affaire ». Troisième mouvement, la réaction du Cerf, ou son absence de réaction, et celles qu’elle suscite, du vers 25 « Pour revenir à notre affaire » au vers 37, « Ce traître à ses augustes mânes. » Le quatrième mouvement, du vers 38 au vers 50, nous rapporte le récit du Cerf au Lion. Le dernier mouvement, dans les derniers vers, nous délivre la morale de la fable.
• Nous pourrions cependant voir, dans cette composition, une autre organisation qui reprendrait celle d’une pièce de théâtre, avec, dans le premier mouvement, une scène d’exposition. Dans le second mouvement, un aparté, une complicité entre le dramaturge et son public. Le troisième mouvement serait celui du coup de théâtre, du retournement de situation. Autre mouvement, autre renversement, proche du dénouement de l’intrigue. Le dénouement enfin, dans une petite scène conclusive.
• Dans cet art du théâtre, notons aussi l’art d’échanger, l’art de poser son texte face à l’autre, acteur, voix, représentation. Un art de la parole qui s’adresse doublement sur une scène de théâtre, en double énonciation, et dont nous ne recevons ici que la parole rapportée, charge à nous ensuite de la redistribuer.
Plaire et instruire ainsi, ce serait, pour La Fontaine, poser le récit comme un art. Mais le récit entretient aussi la parole, celle délivrée, où la rhétorique devient celle de la fable.

II) Plaire et instruire : l’art de la parole

Une parole construite, donc, mais une parole qui autorise une deuxième lecture, celle de la fable utilisant la parole par le truchement des personnages.

A) Une parole du dialogue
• La parole ainsi, reste celle échangée entre les personnages. Notons ici la prise de parole, celle du Lion, par discours indirect, lorsqu’il s’adresse au Cerf « Le Monarque lui dit : Chétif hôte des bois », avec une curieuse association entre l’adjectif péjoratif « Chétif » et la périphrase « hôte des bois », qui relève pourtant aussi du compliment. Lorsqu’il déclare les obsèques, également, « Il fit avertir sa Province », avec, ici, une parole rapportée à d’autres.
• Face au Lion, la parole du Cerf se constitue en défense en s’opposant aux décisions du Lion : « la douleur est ici superflue », où le choix du verbe « [être] » révèle une parole directe, le choix du terme « superflue » indiquant de plus un jugement du Cerf. En balancement, « Votre digne moitié » adoucit le propos. Il permet aussi de laisser deviner l’apparition d’une autre proposition, d’une autre idée : s’autoriser à parler ainsi à un Roi lorsque ce dernier vient de vous condamner suppose soit d’être résigné, soit de posséder d’autres ressources, en l’occurrence ici langagières et rhétoriques, voire dialectiques.

B) Une parole du retournement
• Habile, la parole du Cerf utilise des mots choisis et se constitue alors comme parole qui utilise la parole pour contrer la parole du Lion. Ainsi, lorsque le Cerf développe son récit, « Le Cerf reprit alors : Sire, le temps des pleurs », il pose un stratagème en usant de cette seule arme, son seul pouvoir. Il dérobe la parole au Lion également, puisqu’il « reprend le dire » de l’autre : « reprit », est en effet dire à nouveau et sous une autre instance.
• Plus adroit encore, la parole du Cerf utilise la parole de la lionne adressée au Cerf donc au condamné : « Ami, m’a-t-elle dit, garde que ce convoi, ». Notons ici la présence du verbe « dire », de l’impératif « garde » et du déterminant possessif « ce », qui semblent suggérer une entente entre la « femme du lion » et le « Cerf ». Même effet recherché avec « Laisse agir quelque temps le désespoir du Roi. » où le jugement de la lionne sur son mari suppose de plus une complicité entre les deux personnages.
• En utilisant le champ lexical de la divinité, le Cerf reprend surtout les termes de son Roi, s’appuie sur le même lexique, les mêmes modalités ; il est celui qui s’introduit dans l’univers de l’autre pour en reprendre les mots, le discours. Et il s’agira, là encore, de renversement.
Il joue en effet sur la flatterie, sur l’exagération également. Lorsqu’il déclare, rapportant les propos de la lionne, « Aux Champs Élyséens j’ai goûté mille charmes, Conversant avec ceux qui sont saints comme moi. », il est à la fois celui qui ridiculise et celui qui élève. Il détient, alors, tous les pouvoirs.
Avec « Qu’on se mit à crier : Miracle, apothéose ! », la parole du Cerf s’étend enfin au-delà du Roi, elle touche au collectif. Par le recours à la généralisation du « on », par le choix du verbe « crier », la reprise du champ lexical de la révélation, autre modalité de la divinité, la fable suggère en effet le rayonnement de la parole du Cerf. Son pouvoir également.

C) Une parole de reproches
Ce pouvoir s’entend aussi dans le rapprochement entre le discours des Courtisans et celui du Cerf et relève de l’antithèse.
• Ce comportement s’exprime dans un premier temps par la réaction des Courtisans à la mort de la lionne : « Pour s’acquitter envers le Prince / De certains compliments de consolation ». Le verbe « [s’acquitter] » suppose en effet le paiement d’une dette, sans implication émotionnelle. Le mot « consolation » contraste avec l’adverbe « certains » qui suggère un choix parmi d’autres. Le Courtisan ainsi s’efforce de poser les mots qui flatteront le Prince, la notion de pouvoir se voyant rappelée par l’idée de la dette et du mot « Prince » donc l’obligation de rendre ces hommages. La lionne est ici oubliée.
• Plus marquée encore est la réaction des Courtisans lors des obsèques, courtisans qualifiés cette fois de « [flatteurs] » :
Un flatteur l’alla dire,
Et soutint qu’il l’avait vu rire.
Notons ici l’usage du verbe « dire » à nouveau avec, aussi, la proximité du verbe « [aller] » qui suggère le mouvement pour accomplir l’acte délibéré. L’allitération en « l », l’assonance en « a », « l’alla dire » donnent ici une jolie sonorité proche de la chansonnette, à la manière d’une ritournelle pour enfant, manière de se moquer aussi du courtisan. Le terme de « flatteur » ainsi, s’il relève du jugement, prépare aussi la suite de la parole, dans ce qu’elle a de vil, « soutint », avec le contenu de ce qui est instruit « qu’il l’avait vu rire », c’est-à-dire une charge à l’encontre du Cerf. Ce qui domine ici est la volonté de nuire, de rapporter quelque chose qui pourra choquer en s’opposant aux codes moraux, sociaux et ici, royaux.
Quant à la parole du Cerf, elle est celle opposée au roi et une parole d’influence alors, mais elle est également celle qui ne dit pas, une parole du silence qui construit la parole. En nouant un dialogue en porte-à-faux avec le Roi, le Cerf oppose en effet une liberté de penser qui le distingue des Courtisans : il est celui qui « [rit], [qui ne suit pas] ces gémissantes voix » celui dont la parole reste libre. Lorsque « le Cerf « [reprend] » la parole, il la dérobe au Lion donc mais il la distingue aussi de celle des autres puisqu’il est le seul, finalement, à la prendre.
• Enfin, cette parole du Cerf est celle qui délivre une leçon implicite, qui annonce la morale de la fable. Lorsque le fabuliste énonce « Flattez-les, payez-les d’agréables mensonges, », il prend de fait appui sur l’exemple du Cerf.
Pour le cerf ainsi, deux paroles, celle qu’il ne dit pas, celle qu’il délivre. Deux façons de se comporter également : courtisan en apparence, il conserve sa liberté de penser. Pour cela, il utilise la parole même du retournement et de l’habileté.
Le Cerf est donc celui qui pose l’utilisation du langage et le retournement de la parole dans la fable : la parole du Cerf rejaillit sur elle, elle en constitue la structure et l’acmé. Elle déborde le cadre même du récit pour atteindre au lecteur. Que dire du message délivré alors ?

III) La critique du pouvoir

A) De l’exercice de la parole
• Dans un premier temps, la fable reconnaît l’écrasement de la parole, le Lion en symbolisant le pouvoir. L’hommage rendu à la lionne permet par exemple de mesurer la charge ironique du fabuliste, saluant les actions d’un monarque dans sa démesure. L’adresse au Cerf aussi, dans cette excessive marque du pouvoir qui suppose une allusion à peine voilée à celle de Louis XIV. L’exercice de la censure suppose, pour l’écrivain, l’obligation de passer par l’allégorie pour poser sa parole.
À l’inverse, la place centrale reconnue à la parole du Cerf mesure les rapports, en inverse la puissance. Elle se constitue aussi symbole de la parole du fabuliste, en charge de poser ce qui distrait, ce qui instruit, ce qui utilise la parole pour s’opposer à la parole du puissant. Pour dénoncer également.

B) De l’exercice de la fable
Nous entendons, de fait, sa parole dans la fable, de façon directe ou indirecte.
• La parole de l’auteur, ainsi, se relève déjà dans les interventions, parfois même l’objet d’un aparté, notamment entre les vers 17 et 24, où le fabuliste donne son avis « Je définis », la développe puis la clôt « Pour revenir à notre affaire » pour revenir au récit même. Cette structure enchâssée contraste avec la fable même, elle est source d’amusement, et d’enseignement. Autre occurrence, plus discrète puisque non marquée par l’aparté, une réflexion du fabuliste, entre les vers 29 et 31 :

La colère du Roi, comme dit Salomon,
Est terrible, et surtout celle du roi Lion :
Mais ce Cerf n’avait pas accoutumé de lire.
Le renvoi est ici symbolique, si nous songeons que Salomon, figure biblique, est aussi celle du jugement. Détournée par la voix littéraire, la parole du roi Salomon se reporte sur celle du Roi, le « roi Lion », représenté par sa « colère », donc son incapacité à poser de façon raisonnée sa parole.
Plaire ici se conjugue avec instruire dans la constitution d’une argumentation directe qui accentue celle indirecte du récit.

La présence de l’auteur se reconnaît en effet dans la narration même, par modalisation et mode allusif. Au vers 11 ainsi, « Jugez si chacun s’y trouva. », le jugement en l’occurrence est celui du fabuliste dont l’emploi de l’impératif donne à entendre la volonté d’amuser comme de critiquer. Le « chacun » employé ici pourrait être, de fait, une généralisation englobant le lecteur dans cette réflexion et dans cette critique.
• Et cette fable de fait progresse vers sa morale, vers la pointe finale qui cette fois ne s’embarrasse pas d’un mode allusif ou non :
Amusez les Rois par des songes,
Flattez-les, payez-les d’agréables mensonges,
Quelque indignation dont leur cœur soit rempli,
Ils goberont l’appât, vous serez leur ami.
Le ton est en effet direct, l’impératif employé donne à l’ensemble un rythme rapide, même si le premier de ces vers allonge le rythme par la finale en « [on] », « songes ». La répétition de cet impératif présente aussi une volonté plus didactive. « Cœur » cependant, semble marquer ici une pause, en antithèse avec le contenu. Il vient se heurter à l’allitération en « [q] » du vers, allitération donnant effet de dureté, de jugement abrupt. Quant au dernier vers, la césure est marquée, avec distribution de part et d’autre des pronoms, « Ils », eux, les puissants, « vous », le lecteur. Notons ici les deux pauses, à la césure sur « appât », à la clôture sur « ami », une nouvelle antithèse entre le cœur et la raison, ou le pouvoir ici.
La morale du fabuliste ainsi, entreprend de surajouter au récit, au mode allusif, au mode direct. Elle permet à l’ensemble de la fable de se constituer diatribe.

C) De l’exercice de la diatribe
Cette diatribe apparaît en effet aussi dans le récit même, les évènements racontés, les évènements envisagés.
• La charge s’effectue d’abord contre le pouvoir, la royauté. Le pouvoir du roi est en effet légitimé par la volonté des dieux, le droit divin. Le lexique religieux serait ainsi une manière d’appuyer cette investiture et l’exercice du pouvoir. Sans même parler de la religion. Sur le mode allusif ainsi, le fabuliste entreprend aussi de réveiller les consciences endormies, apeurées, par le pouvoir du Roi-Soleil dans sa toute puissance.

• Autre attaque, celle visant les Courtisans. La fable ainsi met en relief cette attitude d’imitation où les personnes apparaissent comme de « simples ressorts », des mécanismes réglés d’avance sans âme pour les élever. Et ce travestissement en l’image de ce que souhaite l’autre, fut-il le Roi, appelle aussi à une réflexion : servir n’est-il pas se trahir ?
Je définis la cour un pays où les gens,
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu’il plaît au Prince, ou, s’ils ne peuvent l’être,
Tâchent au moins de le paraître,
Par modalisation et présence de l’auteur « je définis », un courtisan, ainsi, serait cet autre qui n’est pas lui, « sont ce qu’il plaît au Prince », « tâchent au moins de le parêtre », avec accentuation sur les verbes « plaire », « tâcher », « parêtre » qui insistent sur la composition du masque, social, mondain. Notons le terme « gens » qui peut aussi renvoyer au terme de domestiques (mes gens). La diversité des attitudes, « tristes, « gais », « indifférents » rendues par l’accumulation des adjectifs en antithèse pour les deux premiers, permet de même de rendre compte de l’effet dramaturgique du masque, posé sur le visage de l’acteur, et qui l’autorise donc à jouer tous les personnages, toutes les émotions, sans les ressentir.
Face au pouvoir absolu du règne, l’auteur démontre ainsi celui de la parole en mots, en fables ou en allégorie, mais élargit aussi à l’homme, celui qui reçoit et devrait entendre cette fable comme une allégorie non seulement du pouvoir ou de la puissance, mais de l’exercice de la pensée.

Conclusion
Art du récit ainsi, dans cette maîtrise du mot, de la progression et du renversement. Art de la parole également, par cette affirmation de son pouvoir, grâce au fabuliste, grâce au personnage du Cerf dans la suprématie de sa maîtrise par parole de l’autre et en l’utilisant. Paroles du personnage donc, parole du fabuliste aussi, celle adressée également. Mais critique du pouvoir en place surtout, justement grâce au rapport entre pouvoir et parole où l’exercice du pouvoir finalement, revient au fabuliste. Le Pouvoir des fables, ainsi, une nouvelle fois démontré dans cet exercice délicat qu’est l’art de plaire et d’instruire par celui de la parole.


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