0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30

Les engagements d’Eclairement

mercredi 12 février 2020, par Eclairement :: Eclairement ::Edito ::

C’est encore le début 2020, il encore temps de faire un point sur l’année 2019 et les perspectives 2020.

En 2019 tout particulièrement, Eclairement s’est investie à la fois pour et en dehors d’internet. L’association est en effet devenue, en tant que personne morale, membre du Conseil d’administration de l’Internet Society (ISOC) chapitre français, organisation non gouvernementale qui a pour mission de promouvoir un accès libre à internet et de favoriser l’apprentissage de l’espace et des enjeux numériques.
Cette implication au Conseil d’administration de l’ISOC France permet à Eclairement son engagement ancien en faveur de l’éducation et de l’accès à la culture.

Cela a été l’occasion de développer des relations partenariales fructueuses en particulier dans le cadre du Chapterthon, "Améliorer les compétences numériques des séniors".
Après diverses rencontres enrichissantes, trois premières fiches pédagogiques ont pu être co-construites, autour des thèmes préoccupants en majorité les séniors rencontrés : "Accessibilité", "Courriel", "Démarches". Le descriptif du projet et ces fiches sont accessibles gratuitement sur le site d’Isoc France.

Pour 2020, Eclairement prévoit évidemment de continuer à travailler en partenariat avec l’Internet Society France. L’équipe souhaite également s’investir dans des projets au soutien de la liberté d’expression, de l’éducation aux médias et de promotion de la culture.

Si notre démarche vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact avec nous ou à nous soutenir par vos dons.

A bientôt en numérique ou en physique.


L’Internet Society France et Eclairement, membre de l’ISOC, seront présents au Forum des séniors connectés de Rouen, le 24 septembre 2019 dans le cadre d’un projet de formation, "Améliorer les compétences numériques des séniors".

Quelques mots sur l’Internet Society
Créée en 1992, l’Internet Society (ISOC) est une organisation non gouvernementale engagée dans la représentation des utilisateurs d’Internet dans les instances de la Gouvernance de l’Internet en France et dans le Monde (présence de l’ISOC dans plus de 100 pays). Les membres de l’Internet Society France construisent le futur d’Internet, en en préservant les fondements : un Internet neutre, unique et ouvert à tous.

L’ISOC France est plus spécifiquement engagée dans une mission d’éducation et de formation. A ce titre, elle a publié le livre blanc Devenir le gardien de son internetavec le soutien de la CNIL, de l’AFNIC et de France Tv. Ses actions de formation visent particulièrement les publics pas ou plus difficilement connectés. L’ISOC France mène actuellement un projet de création collaborative de fiches pédagogiques à l’attention des seniors pas ou peu connectés.
Pour en savoir plus : www.Isoc.fr

Eclairement est membre du conseil d’administration d’ISOC France.


Eclairement remercie tous les participants au vote. Voici donc la composition du Conseil d’administration pour 2018-2020

Le Bureau :
Présidente : Claire Mélanie Popineau
Secrétaire général : Anne-Renée Castex
Trésorier : Lucien Castex

Membres conseils : Corinne Godmer, Jérémie Vossen, Amaury Pétigny

Pour, vous aussi, participer à l’association, vous pouvez devenir membre par adhésion en suivant ce lien ou nous proposer contenus ou actions.

A bientôt.

Eclairement


Voici le compte-rendu des échanges avec Minh-Triêt Pham lors du 8ème salon littéraire de Jean-Olivier, Au seuil de l’hakoustique, avec l’aimable accueil de la bibliothèque Saint-Simon du 7ème arrondissement de Paris.

Compte-rendu de la première partie
Compte-rendu de la deuxième partie

Le troisième moment de ce salon littéraire de mai était consacré plus précisément au recueil de haïkus de Minh-Triêt Pham, Cendres sur le seuil du jour. L’auteur nous le présente alors comme une sorte d’anthologie de ses haïkus. Nombre d’entre eux ont en effet déjà reçu des prix.

Le recueil se déploie autour de trois parties, trois temps : on vit une journée. Le matin s’associe au printemps et à des thèmes assez légers. Le midi s’associe au jour, les choses s’y trouvent un peu pêle-mêle, c’est distrayant, dynamique. Le soir est consacré au spleen, à la nostalgie, à la nuit, à l’automne et à l’hiver.
La lecture de ces moments peut toutefois très bien se faire dans le désordre. Il faut prendre le temps de la restitution de l’instant. Ce n’est pas toujours immédiat. Que ce soit au moment de l’écriture ou de la lecture. Et surtout, pour l’écriture d’un haïku, il faut avoir vécu l’instant en question.


Crédits photo : Chris Esnault

Ce recueil a fait l’objet d’une recension et d’un commentaire critique dans le sixième numéro de la revue Place de la Sorbonne, revue internationale de poésie de Paris-Sorbonne.

Une première question invite Minh à remonter aux origines de son écriture, sur ce qui l’a amené à écrire des haïkus. Il nous raconte alors qu’il est arrivé en France à 17 ans sans savoir parler français. Il a dû reprendre une scolarité à partir de la troisième. Au Viêt Nam, il était passionné pour la littérature française du XIXème siècle, romantisme et réalisme. En France, il a découvert le haïku. En 2011, il commence à montrer ses textes, auxquels il est fait très bonne réception. Il est notamment lauréat en 2012 pour le séjour autour des haïkus à Shikoku dans le cadre du programme " Visit Japan " du Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme du Japon. L’île Shikoku, c’est un peu l’île natale du haïku. Parmi les pères du haïku, il y a Bashô, Buson, Issa et Shiki, pour le haïku moderne. Or Shiki Masaoka a vécu à Shikoku.

Cendres sur le seuil du jour propose des haïkus d’abord écrits en français et dans leur traduction vietnamienne. Pour cette traduction, Minh a dans un premier temps cherché à respecter l’esprit du texte. Puis quand l’esprit était là, l’auteur essayait de revenir au plus proche des mots originels.

Ce recueil de haïkus est également illustré. La rencontre avec l’illustratrice a été un hasard. L’éditeur avait mentionné que ce serait bien de proposer un accompagnement par le dessin. Minh a alors fait appel à une étudiante en dernière année de l’école des beaux-arts de Saïgon, Quỳnh-Sa Nguyễn Trần.

Minh évite de regarder les haïkus des autres, de sorte à ne pas être influencé. Au moment de la découverte du haïku, il a trouvé le haïku classique japonais très contemplatif. Le moment « ahah » serait donc une spécificité du haïku français.
Une question s’ensuit sur la ponctuation, le signe. D’abord, les anciens haïkus se présentaient en une seule colonne. Ils n’ont été mis en ligne qu’après la seconde guerre mondiale, mais toujours sur une seule ligne. Ensuite, s’il y a une ponctuation, ça compte pour une ou deux mores.

Quant à dire qu’un haïku se doit d’être nécessairement sur dix-sept syllabes, c’est en réalité peu pertinent. En effet, en anglais, langue concise, 17 syllabes, c’est trop. Il s’agit donc d’adapter la longueur à l’expression d’une concision du moment.

Le haïku japonais, en particulier dans son expression classique, ne se comprend que dans le cadre plus général de la beauté japonaise : beauté intérieure, le vide de l’intérieur, l’esprit zen dérivé du bouddhisme. Il s’agit de favoriser l’interprétation.

Quelle est la place du haïku au Viêt Nam ? Il n’est pas très développé. Quant au Japon, le haïku n’y est pas réellement une forme de poésie. Avant toute chose, la personnalité doit s’effacer. Son développement peut notamment se comprendre en rapport avec la structure holiste de la société japonaise, comme avec les caractéristiques de la langue japonaise, très polie : on y trouve par exemple dix manières de dire « je ». On considère toutefois au Japon que le haïku représente l’expression la plus haute.
A l’origine, le haïku est issu d’ un ensemble textuel plus important, le haikaï, pratiqué par les nobles comme les poètes de cour. La première strophe était désignée sous le nom de hokku. Elle s’est autonomisée et a pris le nom de haïku, contraction de haïkkaï et hokku.

Il existe deux types de haïku. Il y a d’abord la forme classique en 5/7/5, avec le kigo et une petite césure marquée par le tiret cadratin. Il y a ensuite la forme plus contemporaine, qui se veut le plus court possible et qui travaille la chute. C’est de l’ordre d’une phrase repliée sur trois lignes. Il faut en revanche éviter la succession de trois phrases.

La question de la contemplation est posée. C’est une question de culture, celle du vide. Est-on sorti de cette dimension avec les haïkus contemporains ? L’approche est un peu différente mais la dynamique de resserrement est toujours là.

La discussion aurait pu se prolonger encore bien longtemps mais l’heure avait passé. Tous nos remerciements à Minh-Triêt Pham pour ces riches échanges.


Voici le compte-rendu des ateliers d’écriture du 8ème salon littéraire de Jean-Olivier, Au seuil de l’hakoustique, avec la riche participation de Minh-Triêt Pham et l’aimable accueil de la bibliothèque Saint-Simon du 7ème arrondissement de Paris.

Compte-rendu de la première partie

Pour la séance écriture, Jean-Olivier confie à Minh le soin de livrer les mots pour l’atelier. Le premier est traditionnel du haïku : « printemps ». Trois minutes pour y glisser ses idées.

Voici ce que les participants ont réalisé :

Joëlle

A l’aube, un oiseau démarre,
Un autre répond

Françoise

Par la fenêtre
le vert des arbres se détache
du bleu du ciel
un oiseau déchire le silence
chaleur du printemps

Chris

Jonquilles au bois/
Tralala !

Nuages évanouis
le soleil de mai à midi
joue sur les carreaux

Claire Mélanie

Sifflement printanier
les jardins dans la lumière
les cloches ont sonné

Sifflement printanier
les cloches ont sonné
un voile noir

Maud

Entre ces feuilles le soleil passe,
sur ma peau, leurs ombres se marquent

Jean-Olivier

J’aime l’odeur des fleurs
voir la nature s’épanouir
sentir le réveil des sens
et enfin l’empreinte tant attendue

Catherine

La nature en fleurs
aujourd’hui il a gelé
été sans cerises

Minh

Lune de printemps —
depuis que je l’ai connue
toujours autant de rides

Chant d’oiseaux —
pendant l’écriture
le silence de plomb

Minh choisit ensuite pour le second atelier le mot "ruine", à laisser au singulier, à mettre au pluriel, à illustrer ou détourner. Cela en sept minutes.

Chris

Dressée vers le ciel,
grattant le couchant du jour
splendeur évanouie.

Mangée par le lierre,
ruine anonyme, oubliée
splendeur du Comté.

Richesse et prestige,
splendeur et rayonnement
et voilà ! ruiné !

Maud

De nos souvenirs il ne reste rien
Le temps efface tout
Oublions

Catherine

Un vieil hidalgo
près de la muraille
le village tombe en ruine

Françoise

Château construit au 16ème siècle
le temps efface tout
tas de cailloux

Jean-Olivier

La beauté du temps
La majesté des grands
Et pourtant tant de sang

Caroline

Mur en friches
une marguerite éclot

Claire Mélanie

Errance nocturne
le vent d’automne effeuille
ma vie en ruine

Ruines d’hiver
mordu par la terre et les neiges
ton corps gelé

Joëlle

Des enfants courent et crient au soleil,
tenues de fête, un mariage ruineux
et peu à peu , année après année,
la ruine du mariage

Minh

Dans le brouhaha
écrire
sur les ruines

Ruines de l’abbaye
au milieu des prés
un coquelicot

Salon littéraire —
en plein cœur du 7ème
explorer les ruines

A venir : le compte-rendu de la troisième partie du salon littéraire, l’échange avec Minh-Triêt Pham autour de l’art du haïku.


| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |

Creative Commons License
Tous les documents sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Equipe Eclairement L'association
La lettre S'abonner
Facebook Twitter
Fable   Séries TV   Manga   Pages Ouvertes   Android   Tutoriels   Poésie   BD   Edito   Cinéma   Histoire   Tutoriels pour débutant   Littérature   Bases de données   Société   Musique   Education   Anime   HTML   Cours   Culture générale   Windows 7   arts visuels   Peinture   Urbanisme   Windows Mobile   Windows Vista   Photographie   Installation   Windows   Droit   Vie privée   Roman   Europe   Microsoft Office   Recherche d’information bibliographique   Métier   Techniques   Firefox   Théâtre   Spectacle   Linux   sport  
Eclairement © 1998 - 2019
Mentions légales - Contact - Partenaires