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Le Neveu de Rameau de Diderot, "Si j’étais riche", commentaire

Le discours philosophique de la lune : Nouvelle Lune

samedi 12 juin 2010, par Corinne Godmer impression

Mots-clefs :: Education :: La Revue du 24 :: Roman ::

Si j’étais riche « Mais j’ai peur que vous deveniez jamais riche (…) Lui, Quoi qu’on fasse, on ne peut se déshonorer, quand on est riche »

Argumentation et critique du philosophe, position inconfortable.


[sommaire]

L’extrait

MOI. ― Mais j’ai peur que vous ne deveniez jamais riche.

LUI. ― Moi, j’en ai le soupçon.

MOI. ― Mais s’il en arrivait autrement, que feriez-vous ?

LUI. ― Je ferais comme tous les gueux revêtus ; je serais le plus
insolent maroufle qu’on eût encore vu. C’est alors que je me rappellerais tout ce qu’ils m’ont fait souffrir ; et je leur rendrais bien les avanies qu’ils m’ont faites. J’aime à commander, et je commanderai. J’aime qu’on me loue et l’on me louera. J’aurai à mes gages toute la troupe villemorienne, et je leur dirai, comme on me l’a dit, " Allons, faquins, qu’on m’amuse ", et l’on m’amusera ; " qu’on me déchire les honnêtes gens ", et on les déchirera, si l’on en trouve encore ; et puis nous aurons des filles, nous nous tutoierons, quand nous serons ivres, nous nous enivrerons ; nous ferons des contes ; nous aurons toutes sortes de travers et de vices. Cela sera délicieux. Nous prouverons que de Voltaire est sans génie ; que Buffon toujours guindé sur des échasses, n’est qu’un déclamateur ampoulé ; que Montesquieu n’est qu’un bel esprit ; nous reléguerons d’Alembert dans ses mathématiques, nous en donnerons sur dos et ventre à tous ces petits Catons, comme vous, qui nous méprisent par envie ; dont la modestie est le manteau de l’orgueil, et dont la sobriété la loi du besoin. Et de la musique ? C’est alors que nous en ferons.

MOI. ― Au digne emploi que vous feriez de la richesse, je vois combien c’est grand dommage que vous soyez gueux. Vous vivriez là d’une manière bien honorable pour l’espèce humaine, bien utile à vos concitoyens ; bien glorieuse pour vous.

LUI. ― Mais je crois que vous vous moquez de moi ; monsieur le philosophe, vous ne savez pas à qui vous vous jouez ; vous ne vous doutez pas que dans ce moment je représente la partie la plus importante de la ville et de la cour. Nos opulents dans tous les états ou se sont dit à eux-mêmes ou ne sont pas dit les mêmes choses que je vous ai confiées ; mais le fait est que la vie que je mènerais à leur place est exactement la leur. Voilà où vous en êtes, vous autres. Vous croyez que le même bonheur est fait pour tous. Quelle étrange vision ! Le vôtre suppose un certain tour d’esprit romanesque que nous n’avons pas ; une âme singulière, un goût particulier. Vous décorez cette bizarrerie du nom de vertu ; vous l’appelez philosophie. Mais la vertu, la philosophie sont-elles faites pour tout le monde. En a qui peut. En conserve qui peut. Imaginez l’univers sage et philosophe ; convenez qu’il serait diablement triste. Tenez, vive la philosophie ; vive la sagesse de Salomon : Boire de bon vin, se gorger de mets délicats, se rouler sur de jolies femmes ; se reposer dans des lits bien mollets. Excepté cela, le reste n’est que vanité.

MOI. ― Quoi, défendre sa patrie ?

LUI. ― Vanité. Il n’y a plus de patrie. Je ne vois d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves.

MOI. ― Servir ses amis ?

LUI. ― Vanité. Est-ce qu’on a des amis ? Quand on en aurait, faudrait-il en faire des ingrats ? Regardez-y bien, et vous verrez que c’est presque toujours là ce qu’on recueille des services rendus. La reconnaissance est un fardeau ; et tout fardeau est fait pour être secoué.

MOI. ― Avoir un état dans la société et en remplir les devoirs ?

LUI. ― Vanité. Qu’importe qu’on ait un état, ou non ; pourvu qu’on soit riche ; puisqu’on ne prend un état que pour le devenir. Remplir ses devoirs, à quoi cela mène-t-il ? À la jalousie, au trouble, à la persécution. Est-ce ainsi qu’on s’avance ? Faire sa cour, morbleu ; faire sa cour ; voir les grands ; étudier leurs goûts ; se prêter à leurs fantaisies ; servir leurs vices ; approuver leurs injustices. Voilà le secret.

MOI. ― Veiller à l’éducation de ses enfants ?

LUI. ― Vanité. C’est l’affaire d’un précepteur.

MOI. ― Mais si ce précepteur, pénétré de vos principes, néglige ses devoirs ; qui est-ce qui en sera châtié ?

LUI. ― Ma foi, ce ne sera pas moi ; mais peut-être un jour, le mari de ma fille, ou la femme de mon fils.

MOI. ― Mais si l’un et l’autre se précipitent dans la débauche et les vices.

LUI. ― Cela est de leur état.

MOI. ― S’ils se déshonorent.

LUI. ― Quoi qu’on fasse, on ne peut se déshonorer, quand on est riche.

I) Éloge de la richesse

- la prise de pouvoir

Première possibilité de la richesse, le renversement des pouvoirs : « je me rappellerais tout ce qu’ils m’ont fait souffrir » et « je leur rendrais bien les avanies qu’ils m’ont faites ». Il s’agira donc d’exercer sur les autres la même emprise que celle qui a été ressentie. Notons les adverbes « tout » et « bien » qui renforcent cette mémoire du pouvoir.
La répétition du balancement « J’aime à » « et je » puis de même, « je leur dirai » « et l’on » insiste sur la prise de position et donc de pouvoir.


- le choix des plaisirs

L’exercice du pouvoir n’est cependant pas le seul rêve de Lui qui se plaît bientôt à imaginer d’autres plaisirs. Dans sa longue énumération, « et puis nous aurons des filles, nous nous tutoierons, quand nous serons ivres, nous nous enivrerons ; nous ferons des contes ; nous aurons toutes sortes de travers et de vices. », le choix des verbes « nous aurons », « nous serons », « nous ferons » indique un pouvoir du verbe et de l’action. Cette action s’exercerait sur les plaisirs charnels clairement nommés, le plaisir de la boisson poussé à l’extrême et de façon plus cachée, au choix des « contes », que l’on imagine semblables à ceux de La Fontaine (contes érotiques). La phrase se termine par le champ lexical de la dépravation « travers et vices ». Se figure ici l’image d’une orgie.

Dans un premier temps, Lui se livrerait donc à la satisfaction des plaisirs de la chair, du plaisir d’ordonner et de ne plus être à la solde de quelqu’un.

- le pouvoir sur l’esprit

Puis le pouvoir s’exercera sur l’esprit en récusant les auteurs communément admirés. « Nous prouverons que de Voltaire est sans génie ; que Buffon toujours guindé sur des échasses, n’est qu’un déclamateur ampoulé ; que Montesquieu n’est qu’un bel esprit ; nous reléguerons d’Alembert dans ses mathématiques ». Il s’agira ici de contrecarrer le pouvoir des grands esprits, des philosophes, sans apporter pour autant des études sérieuses et réfléchies. Le contenu des reproches « toujours guindé sur des échasses » emprunte plus à la satire et à la moquerie qu’à la recherche scientifique approfondie, même si le « nous prouverons » tente de poser une réflexion. Ce sont là des successions de jugements sans assises véritables. Seule la richesse et le pouvoir qu’elle engendre peuvent lui permettre de faire ses déclarations, sans pour autant poser ou réclamer le statut d’homme de génie.

Son emprise s’exercerait donc à tous les niveaux. Son éloge de la richesse lui permet donc d’imaginer l’ivresse du pouvoir et ce qu’il en ferait. Mais cet éloge de la richesse sous-tend une charge critique. Tout l’éloge de la richesse, en décrivant les actions dont rêve Lui, revient en effet à remettre en cause la morale entourée d’hypocrisie.

II) La place de la morale

- la morale des autres dénoncée

La valeur des gens de son monde transparaît dans le choix de l’expression « les gueux revêtus » qui rappelle que la présence de beaux habits n’empêche pas une morale douteuse. La mention des souffrances passées, « je me rappellerais tout ce qu’ils m’ont fait souffrir », de ce qu’il a subi, laisse présager du comportement de tous les jours de ces gens de bien. Enfin, la possibilité, par le pouvoir, d’astreindre les autres « J’aurai à mes gages » dénonce un trait de caractère pour ceux dont la richesse représente un appât puissant.
La réponse intermédiaire du philosophe qui joue sur l’ironie « Au digne emploi que vous feriez de la richesse, je vois combien c’est grand dommage que vous soyez gueux. Vous vivriez là d’une manière bien honorable pour l’espèce humaine, bien utile à vos concitoyens ; bien glorieuse pour vous. » tente de retrouver dans la charge des puissants une utilité que Lui lui dénie. Cette intervention amènera un jugement sur les philosophes.

Sa diatribe sur les philosophes « nous en donnerons sur dos et ventre à tous ces petits Catons, comme vous, qui nous méprisent par envie ; dont la modestie est le manteau de l’orgueil, et dont la sobriété la loi du besoin. » dénonce l’hypocrisie des apparences. Entre ce qui est présenté « la modestie » et ce qui est latent « l’orgueil », la différence joue sur le paraître de l’homme réfléchi qui joue son rôle. Les réelles envies du philosophes sont ainsi dénoncées avec le mot « besoin », indiquant que cette attitude relève de l’hypocrisie et de la méconnaissance de soi-même, ce qui pour un homme de réflexions apte à donner des conseils relève de l’inaptitude.

Enfin, sa conclusion quant à ses désirs de pouvoir et de recherche de plaisir est sans appel « le fait est que la vie que je mènerais à leur place est exactement la leur. ». En exagérant la portée de son pouvoir et les manifestations auxquelles il se livrerait puis en concluant à une attitude commune, Lui démystifie les hommes de pouvoir dont il remet alors en cause la morale. Si les actes des puissants sont guidés par la griserie du pouvoir, si les philosophes se laissent porter par l’orgueil, alors les comportements jugés dignes ne sont pas si admirables que cela.

- la reconnaissance de l’immoralité

Pourtant, cette absence de moralité convient à Lui qui, s’il la juge, ne la trouve pas moins naturelle.
Il relève ainsi deux éléments distincts. La première sera de remarquer que le bon sens commun impose de savoir rester à sa place : « Mais la vertu, la philosophie sont-elles faites pour tout le monde. En a qui peut. En conserve qui peut ». Il indique ainsi la sagesse relative d’un comportement adapté qui permet d’être soi sans paraître. Mais autre élément, la vertu renvoie à un code moral qui serait assimilable par tous, la philosophie étant, elle, une aptitude à penser. En liant vertu et philosophie, morale et réflexion, il abaisse la philosophie à un comportement.

Cette double idée d’une attaque sur les philosophes en lien avec la représentation se poursuit sous forme humoristique par cette pique : « Imaginez l’univers sage et philosophe ; convenez qu’il serait diablement triste. ». Il s’agit ici de laisser libre sa nature profonde, dans une opposition entre naturel et composition en société, où nous retrouvons à nouveau la distinction entre l’orgueil et le paraître. Il est aussi possible de lire dans cette phrase une allusion aux exceptions, aux idiotismes, dans une morale commune. Enfin le mot « diablement » associé aux philosophes et à la sagesse renverse les valeurs générales puisque ce sont les vertus et les comportements sages qui sont stigmatisés.

En la comparant à la figure du philosophe, il défend l’immoralité, comme ce qu’elle est, une façon de vivre commune, une composition naturelle. Lui sollicite cependant à nouveau la figure du philosophe pour soulever un dernier point d’achoppement, la place de la vanité.

III) La place de la vanité

- plaisir et philosophie 

Dans un premier temps comparée à la morale, la philosophie est maintenant utilisée pour démontrer l’utilité de vivre ses plaisirs : « vive la philosophie ; vive la sagesse de Salomon : Boire de bon vin, se gorger de mets délicats, se rouler sur de jolies femmes ; se reposer dans des lits bien mollets. Excepté cela, le reste n’est que vanité ». Rapprochée des excès, elle devient l’exemple du bien vivre, et ce que nous entendrions dans son sens commun, être philosophe, c’est-à-dire accepter ce qui vient et en profiter. Ici, le mot servira à l’entendement des plaisirs, celui des vins et des femmes. Les expressions sont choisies, « gorger », « mets délicats », « se rouler » et figurent le geste à la sonorité. La proposition suivante, plus sèche, renvoie à la vanité de celui qui s’obstine à rechercher des plaisirs plus subtils ou plus complexes.

Le jugement porté sur la philosophie est ainsi celui de l’homme qui détourne le sens des mots et les incline. La philosophie, alors, serait la recherche du plaisir plus que de la sagesse puisque tout autre comportement serait de vanité.

La philosophie est donc devenue ce qui conduit l’homme mais son sens a été différé. Elle peut maintenant composer dans une opposition à la vanité.

- la vanité et le philosophe

La reprise en compte de tous les comportements devient en effet le dernier argument de Lui. Il répond en cela au philosophe qui égrène des métiers, des attitudes, des préceptes de vie plus qu’il ne les défend. La critique du philosophe apparaît ici dans son incapacité à défendre ses idées et à se contenter de proposer, d’interroger et donc de laisser l’autre répondre et développer. Lui répondra en utilisant la même forme anaphorique « Vanité » en leitmotiv.

Lui reconnaît en effet la vanité dans toutes les propositions de Moi. La « patrie », ce mot qui renvoie à une certaine image du pays et à une certaine idée de grandeur, est ainsi renvoyée à ceux qui la composent « des tyrans et des esclaves ». Nous retrouvons l’idée exprimée en début d’extrait lorsque Lui jugeait ses contemporains et leur violence. Ici la critique s’adresse à la défense même de nation, donc étend son jugement critique.

Le cercle des « amis » est à son tour examiné. D’abord mis en cause par sa réalité « Est-ce qu’on a des amis ? », l’interrogation sous-entend qu’une réelle amitié n’est peut-être qu’illusion. L’amitié suppose cependant pour Lui une relation faite de devoirs, entre « reconnaissance » qui s’apparente à un « fardeau » et obligations « Quand on en aurait, faudrait-il en faire des ingrats ? ». Il s’agit là d’une façon cynique d’envisager les rapports amicaux mais qui pointe aussi la vanité à se laisser entraîner dans ce cercle de reconnaissance.
Lui, enfin, revient sur les obligations et charges, « remplir les devoirs », qu’il oppose au statut social. Le devoir passerait ainsi en second plan au regard du pouvoir. Il serait susceptible d’engendrer des discordes (« la jalousie, au trouble, à la persécution ») et pis encore, s’avère inutile. Se plier à la concorde générale « faire sa cour » est seul gage de réussite. Lui termine enfin par l’éducation des enfants qui relève aussi de la vanité puisque des gens de métier, les « précepteurs », sont plus à même de remplir cette fonction. Se retrouve à nouveau ici l’idée d’une place déterminée pour chaque personne.

Les interrogations suivantes du philosophe sont construites sous la même forme du « mais si » qui quémande la parole de l’autre. Lui apparaît ici comme celui qui délivre un enseignement. Lui s’est en effet livré à une charge critique contre tout ce qui compose l’ordinaire du monde policé pour en démontrer le moteur secret, la vanité. Notons tout de même que le mot et l’idée réfèrent à la Bible donc à une certaine idée de la vertu qui n’est pas ici développée puisque l’argumentation tourne plutôt à la défense du bon plaisir et de l’absence de morale.

Conclusion

Cet extrait complexe tourne ainsi autour d’une argumentation alambiquée. L’éloge de la richesse, le rêve du pouvoir conduit Lui à dépeindre un monde d’hypocrites. Premiers concernés, les philosophes dont la critique est ici manifeste. Philosophie et morale ne sont cependant pas antithétiques, puisque Lui parvient à les lier puis à soutenir une forme d’immoralité. Avant de démontrer que le ressort des actions de l’homme s’apparente à la vanité. Le texte utilise en fait le même type de réponses que La Rochefoucauld qui, avec ses Maximes, rétablissait pour toute action humaine l’influence de la mauvaise foi.


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