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Le Juge arbitre, l’Hospitalier, et le Solitaire de Jean de La Fontaine

La Fable de l’hémisphère Nord

mardi 25 mai 2010, par Corinne Godmer impression

Mots-clefs :: Education :: Fable :: La Revue du 24 ::


[sommaire]

Le Juge arbitre, l’Hospitalier, et le Solitaire, Jean de La Fontaine

Trois Saints, également jaloux de leur salut, 1
Portés d’un même esprit, tendaient à même but.
Ils s’y prirent tous trois par des routes diverses :
Tous chemins vont à Rome : ainsi nos Concurrents
Crurent pouvoir choisir des sentiers différents. 5
L’un, touché des soucis, des longueurs, des traverses,
Qu’en apanage on voit aux Procès attachés
S’offrit de les juger sans récompense aucune,
Peu soigneux d’établir ici-bas sa fortune.
Depuis qu’il est des Lois, l’Homme, pour ses péchés, 10
Se condamne à plaider la moitié de sa vie.
La moitié ? les trois quarts, et bien souvent le tout.
Le Conciliateur crut qu’il viendrait à bout
De guérir cette folle et détestable envie.
Le second de nos Saints choisit les Hôpitaux. 15
Je le loue ; et le soin de soulager ces maux
Est une charité que je préfère aux autres.
Les Malades d’alors, étant tels que les nôtres,
Donnaient de l’exercice au pauvre Hospitalier ;
Chagrins, impatients, et se plaignant sans cesse : 20
Il a pour tels et tels un soin particulier ;
Ce sont ses amis ; il nous laisse.
Ces plaintes n’étaient rien au prix de l’embarras
Où se trouva réduit l’appointeur de débats :
Aucun n’était content ; la sentence arbitrale 25
A nul des deux ne convenait :
Jamais le Juge ne tenait
A leur gré la balance égale.
De semblables discours rebutaient l’Appointeur :
Il court aux Hôpitaux, va voir leur Directeur : 30
Tous deux ne recueillant que plainte et que murmure,
Affligés, et contraints de quitter ces emplois,
Vont confier leur peine au silence des bois.
Là, sous d’âpres rochers, près d’une source pure,
Lieu respecté des vents, ignoré du Soleil, 35
Ils trouvent l’autre Saint, lui demandent conseil.
Il faut, dit leur ami, le prendre de soi-même.
Qui mieux que vous sait vos besoins ?
Apprendre à se connaître est le premier des soins
Qu’impose à tous mortels la Majesté suprême. 40
Vous êtes-vous connus dans le monde habité ?
L’on ne le peut qu’aux lieux pleins de tranquillité :
Chercher ailleurs ce bien est une erreur extrême.
Troublez l’eau : vous y voyez-vous ?
Agitez celle-ci. - Comment nous verrions-nous ? 45
La vase est un épais nuage
Qu’aux effets du cristal nous venons d’opposer.
- Mes Frères, dit le Saint, laissez-la reposer,
Vous verrez alors votre image.
Pour vous mieux contempler demeurez au désert. 50
Ainsi parla le Solitaire.
Il fut cru ; l’on suivit ce conseil salutaire.
Ce n’est pas qu’un emploi ne doive être souffert.
Puisqu’on plaide, et qu’on meurt, et qu’on devient malade,
Il faut des Médecins, il faut des Avocats. 55
Ces secours, grâce à Dieu, ne nous manqueront pas :
Les honneurs et le gain, tout me le persuade.
Cependant on s’oublie en ces communs besoins.
O vous dont le Public emporte tous les soins,
Magistrats, Princes et Ministres, 60
Vous que doivent troubler mille accidents sinistres,
Que le malheur abat, que le bonheur corrompt,
Vous ne vous voyez point, vous ne voyez personne.
Si quelque bon moment à ces pensers vous donne,
Quelque flatteur vous interrompt. 65
Cette leçon sera la fin de ces Ouvrages :
Puisse-t-elle être utile aux siècles à venir !
Je la présente aux Rois, je la propose aux Sages :
Par où saurais-je mieux finir ? 69

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Le Juge arbitre, l’Hospitalier, et le Solitaire de Jean de La Fontaine

I) morale de professions

Deux expériences s’affrontent et chacune d’elle donne lieu à un traitement singulier, souvent sous le signe de l’ambiguïté.

a) un regard préalable

Les premiers vers nous présentent les personnages en les qualifiant de « Saints » mais marquent une contradiction puisqu’il est aussitôt précisé que ces derniers sont en proie à la « [jalousie] » (v. 1). Or l’idée que l’on se fait d’un « [Saint] » n’est pas celle d’un homme enclin à ce penchant. Autre particularité qui dérive vers le jugement de valeur humoristique, cette jalousie porte sur le « salut » (v 1), c’est-à-dire qu’elle concerne ce qui fonde le but de leurs existences.
Par cette remarque, le texte porte déjà un jugement critique mais marque aussi l’idée d’un métier : la compétition est celle observée entre gens de même corps, qui visent au même but. L’idée de compétition est rappelée par la mention de « Concurrents », vers 4, tandis que la symétrie des deux actions comme des deux personnages est notée par le parallélisme du « même », « même esprit » « même but », v 2.
Avant même le développement de l’histoire, la fable nous enseigne donc que ce qui va suivre comportera une morale, puisque le jugement est déjà porté.

b) une expérience commune

Deux figures professionnelles sont examinées sous une même expérience

- Le Juge-Arbitre

Le Juge arbitre est tout d’abord évoqué mais sa profession se devine plus qu’elle n’est mentionnée. Elle se comprend par le champ lexical, « Procès », « Lois », « Conciliateur » et s’attache à présenter la difficulté du métier qui s’éprouve par une gradation « soucis, des longueurs, des traverses ».
Se note ici un jugement qui dépasse celui de l’auteur puisque si ce dernier reconnaît en ce choix une valeur morale « S’offrit de les juger sans récompense aucune, / Peu soigneux d’établir ici-bas sa fortune. » (v 9), la mention de « l’ici-bas » marque un deuxième jugement ou un deuxième salut extérieur à la fable comme à la justice des hommes. Le mot « péché », s’il renvoie aussi au champ lexical de la religion, s’emploie aussi ici en rappel de ce jugement.

- L’Hospitalier

Son métier est annoncé, en quelque sorte, par l’emploi du mot « guérir » (14) qui réfère pourtant à la pratique de la loi. Il est présenté de façon positive où se notent pourtant des jugements du narrateur. L’usage du possessif « nos Saints » peut ainsi renvoyer aussi bien à l’univers de la fable qu’à une pointe d’ironie, de détachement par rapport au personnage. L’apparition de la première personne du singulier, du « je » narratif, aux vers 16 et 17, marque un changement d’énonciateur. Elle signale une prise de position qui joue aussi sur l’ambiguïté, entre empathie et ironie : « pauvre Hospitalier » (19) pouvant se comprendre comme relevant des deux.

Le champ lexical est d’ordre médical « soin de soulager ces maux » (16), « charité » (17), avec un fort pouvoir laudatif « Je le loue ». Notons dans le même vers l’insistance sur la visée de l’acte médical « soin de soulager ces maux » où « soin » et « soulager ces maux » ont effet de redondance. Ici encore, une marque de jugement apparaît par la mention de la « charité » qui vient, en balancement, s’opposer à d’« autres » maintenus sous le mode allusif « que je préfère aux autres » (17).

Entre jugement moral et présentation, ces deux professions font l’objet d’un même traitement du narrateur. Elles sont également toutes deux consacrées à l’autre, tournées vers la société et en prise avec elle.


c) une expérience singulière

La troisième expérience est, à l’inverse, singulière mais se confronte d’abord à celles antérieures.

- la sentence d’échec

Elle débute, avant sa présentation, par un constat d’échec des autres tentatives. Elle est, en quelque sorte, déjà annoncée dans un rapport victorieux à l’autre. Se retrouve ici l’idée de compétition, non dans le métier à tenir mais sur le constat de l’échec : « aucun n’était content » (v 25), « nul des deux » (26), « Tous deux » (v 32) incluent les deux en symétrie.

Le champ lexical, alors même qu’il se réfère aux deux personnages, est celui de la justice : « sentence » (25), « Juge » (27) ou par le symbole « Balance » (28). Au-delà de la référence au premier métier, ce jugement indique une morale venue de l’arbitraire que « sentence arbitrale » (25) marque doublement par le choix des termes, comme s’il s’agissait d’indiquer qu’une vie de saint implique le suivi de la loi divine. Le terme de « Juge » peut dès lors se référer à une instance d’autorité supérieure à celle des hommes.

L’échec s’annonce aussi sous le signe des répercussions puisque le mal-être des deux hommes est marqué par le champ lexical de la plainte « plainte et que murmure » (31), « Affligés » (32), « peine » (33). Cette plainte, ils l’adressent à leur opposé.

- Le sage, dans son dénuement

C’est en effet le sage qui la reçoit, figure totale d’opposition puisque la description du lieu de vie prend rôle de métier ; son seul statut de « Saint » (36) est mentionné tandis que le lieu se dévoile sous le signe du dénuement « silence », « âpres rochers », « source pure » (34), où les qualificatifs s’opposent. Ici encore le mot « pur » peut renvoyer à un jugement moral. Le vers 35 « Lieu respecté des vents, ignoré du Soleil, » se construit sur un double parallélisme, entre adjectifs « respecté » / « ignoré » posés en antithèse, entre noms « vents » / « Soleil » comme sources d’énergie. Il figure un lieu en point de rencontre entre différents éléments, un point d’impact comme de repos.

Retiré du monde, ce lieu, dédié au calme et à un seul homme, isole également du bruit et des tentations ambiantes. Il s’agira donc d’opposer deux professions tournées vers le contact des autres à cette position de retraite.

II morale d’agitation / d’opposition

D’une morale quant aux corps de métiers et aux attitudes, se profile maintenant celle de la densité.

a) l’activité frénétique

Le métier de Juge-Arbitre est en effet jugé en fonction de la difficulté, voire l’impossibilité de mener à bout cette croisade puisque le recours à la loi semble systématique et abusif : « Se condamne à plaider la moitié de sa vie. / La moitié ? les trois quarts, et bien souvent le tout » (11-12). Si l’homme vit dans le non-respect de la loi, marqué par une hyperbole, il semble en effet vain, voire vaniteux, de l’en empêcher.

Ce jugement qui intervient touche à la fois l’être humain dans sa propension à ne pas suivre les lois mais également le juge qui pense, à lui tout seul, pallier le problème : « crut qu’il viendrait à bout ». L’être humain est cependant une nouvelle fois stigmatisé par la double qualification autour de ces dispositions « cette folle et détestable envie » (14). Notons que le mot « envie » peut également référer à l’attitude des trois Saints, ou qualifiés de tels, et qu’il est ici difficile de démêler ce qui renvoie à la critique du Juge ou à la dénonciation des travers de ceux qu’il défend.

La présentation de l’hospitalier insiste quant à elle sur une certaine abnégation du praticien qui se dépense sans compter « Donnaient de l’exercice » (19) face à des malades exigeants « Chagrins, impatients, et se plaignant sans cesse » (20). Et de la même façon, un autre jugement apparaît sous cette formulation « Ce sont ses amis ; il nous laisse » (22) qui sépare le monde professionnel de celui de l’amitié, un peu comme si le point virgule marquait une césure entre les deux univers.

b) la méditation

Cette amitié, serait celle du sage qui représente la figure du retrait et de la méditation. Désigné par son lieu de vie, nous l’avons dit, il se représente aussi en paroles, en enseignement moraliste. Les deux premiers saints s’adressent en effet à lui pour prendre « conseil. » (v 36), ce qui signifie également que le récit suppose déjà une sagesse du personnage, sans qu’il soit dit plus là-dessus auparavant.

c) l’enseignement

Cet enseignement se dispense en deux temps. Dans un premier temps, il répond simplement en renvoyant les protagonistes à leur propre jugement « le prendre de soi-même. / Qui mieux que vous sait vos besoins ? » (37-38) avec une allitération en « v » qui semble renvoyer à l’insistance de la phonique du vouvoiement. Ce conseil est suivi d’un développement amplificateur en quelque sorte puisqu’il prolonge et étend sur un mode moralisateur : « Apprendre à se connaître est le premier des soins / Qu’impose à tous mortels la Majesté suprême. » (39-40). Retour est également fait sur la nécessité de l’isolement, « L’on ne le peut qu’aux lieux pleins de tranquillité » dans un jugement donc du personnage sur ce que l’agitation du lieu comme de l’activité peut comporter de dangereux. Notons cependant ici l’expression « Majesté suprême » qui semble à nouveau renvoyer à une instance divine.

Le second temps de la leçon s’organise autour d’un récit métaphorique (vers 44 à 50) qui vient expliciter l’argumentation. S’y ajoute une métaphore sur ce qui peut troubler la vision de soi-même « La vase est un épais nuage / Qu’aux effets du cristal nous venons d’opposer. » (46-47) et qu’il convient donc d’écarter. Rien n’empêche cependant de voir aussi dans cette insistance autour du champ lexical de la contemplation une référence à Narcisse, « Troublez l’eau : vous y voyez-vous ? » (44), énoncée en deux fois « Vous verrez alors votre image. » (49).

Le Saint, dans son lieu retiré, dispense donc une leçon de vie et de sagesse à ses compagnons. Si la morale se ressent moins parce que l’argumentation vise surtout à convaincre et à dispenser un enseignement, cette parole prend figure de mise en abyme de la fable entière, une leçon à l’intérieur d’une leçon. Mais la fable peut également reprendre son droit à la valeur morale.

III morale par extension

Une dernière leçon est en effet donnée par le narrateur qui la construit également en plusieurs procédures.

a) leçon tirée de l’observation de sa propre fable

Un dernier jugement vise les protagonistes et leurs métiers qui sont tout d’abord défendus, jugés indispensables « Il faut des Médecins, il faut des Avocats. » (55) puisque tournés vers la nécessité « Puisqu’on plaide, et qu’on meurt, et qu’on devient malade, ». Mais le jugement transparaît dans ce constat « Les honneurs et le gain, tout me le persuade. » (57) qui nous renvoie à l’observation de la nature humaine et à une moralité douteuse. D’un vers, le doute est permis sur la sincérité de l’homme et l’adhésion du narrateur à ses propos.

- Une leçon comprise et acceptée (vers 51 et 52)
La leçon du sage, si elle est comprise et acceptée, s’engage dès lors sous le signe du doute. Délivrée sur plusieurs vers à force de parabole et de métaphores, elle s’accepte en effet en un seul, rapide, « Il fut cru ; l’on suivit ce conseil salutaire. » où la valeur du « on » dépersonnalise les deux Saints et prend presque figure générale. Nous retrouvons ici la mention du « salut » sous une forme adjectivale « salutaire », même si la quête suprême ici se borne en fin de vers et de démonstration.
La leçon semble dès lors se détacher de la fable pour s’engager vers une portée plus générale.


b) extension aux puissants

C’est en effet vers le lecteur que la fable se tourne, délivrant une double adresse. Celle d’importance, « O vous dont le Public emporte tous les soins » (59), marquée par l’apostrophe, le vouvoiement et l’adverbe d’intensité, opposée à celle désignée comme cible « Magistrats, Princes et Ministres » (60), sèchement énumérée en un changement de rythme. Si le métier reprend ici droit de cité, la charge se concentre en effet sur l’exercice d’un pouvoir dont nous mesurons alors la responsabilité. La fable marque ainsi, sous cette simple mention, la destination non seulement finale mais également centrale de sa charge critique.

Le rappel se fait au vers suivant, chargé de marteler l’adresse « Vous » (61) qui revient en anaphore et répétition allitérative « Que le malheur abat, que le bonheur corrompt, / Vous ne vous voyez point, vous ne voyez personne » (62-63), où le message est développé et explicité. Reproche leur est ainsi fait de ne pas tourner leur attention vers l’autre, préoccupés qu’ils sont de leur plaisir « Quelque flatteur vous interrompt. » (65). La fable se charge ici de leur rappeler leurs devoirs. Mais elle dépasse le contexte également.


c) morale à venir

Elle s’emploie en effet, en morale conclusive, à se souhaiter générale et étendue : « Je la présente aux Rois, je la propose aux Sages » (68) se plaçant en modèle pour les « Sages » eux-mêmes. Elle se projette également au-delà de ce qui la situe dans son siècle et dans son histoire « siècles à venir ! » (67).
Elle se reprend ainsi en signature, en « Ouvrages » (66) et se projette dans le temps comme indice d’un pouvoir « Puisse-t-elle être utile aux siècles à venir ! », celui de l’écriture.
Fable morale donc, qui tourne et retourne la leçon de vie comme d’écriture au cœur de son récit et la déroule ensuite vers ce qui reste à venir.

Conclusion

Différentes adresses – multiplication des points de vue et des valeurs morales.
Intéressante parce qu’elle propose aussi une morale future, se désigne et se signe comme écrit.

Illustration : partie du tableau Jean de La Fontaine par Rigaud à voir dans son entier


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