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Excuse my French !, à la rencontre de Mark Darcy et Mister Big.

mardi 8 juillet 2014, par Eugénie Bataille impression

Mots-clefs :: Société ::

Américains, Anglais, Français… Quel est ce lien qui nous rapproche tant et nous inspire ?
Quand les grandes cultures se rencontrent ça donne ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
Petites méditations d’une Parisienne passionnée du monde anglo-saxon.


Le 6 Juin 1944, sur les plages de Normandie, il y avait les alliés, un débarquement salvateur à Omaha, Utah, Sword Beach... Des plages qui dans leur dénomination sont marquées du sceau anglo-saxon.
Ceux qu’on retient : les Britanniques et les Américains. Très peu admettront se souvenir qu’on y comptait aussi Polonais, Norvégiens, Tchécoslovaques...

L’appel du 18 Juin, l’OTAN, les Beatles, Elvis, l’English Breakfast ou encore le fameux burger : quel est donc l’origine de ce lien si fort qui unit Anglo-Saxons et Français ?
Si l’Angleterre est restée notre ennemie la plus puissante pendant près de 116 ans, on la considère aujourd’hui comme reine-mère de Queen, du Pimm’s printanier et bien entendu de Kate et William.
Hier et encore aujourd’hui, les petits British fascinent et si la « marmelade » n’est pas du goût de tous alors qu’à cela ne tienne ! les « ricains » en Jeep nous feront toujours rêver !
La culture anglo-saxonne s’est faite qu’on le veuille ou non une place dans notre société. Si l’anglais reste indéniablement la langue internationale, l’accent, lui, n’est pas le seul à varier.
Plusieurs de mes rencontres m’ont permis de distinguer ces deux nationalités.

Je ne prétends nullement égaler l’œuvre de Magritte mais si ce texte avait été fruit de sa création, sur la couverture serait écrit : « Ceci n’est pas une généralisation ».

Une piqure de rappel ! C’est au 17ème siècle que les puritains, protestants britanniques, quittent volontairement l’Angleterre anglicane pour le Nouveau Monde. Une terre sur laquelle ils pourront librement instaurer et vivre leur religion. Les siècles ont passé, les temps changé, et la religion n’est plus cause de distinction entre les deux populations.

Dans leurs comportements sociaux les Britanniques gardent leur fierté : ne jamais mentionner Jeanne d’Arc autour d’une pinte de London Pride !
Et s’ils apprécient notre prononciation du fameux « th », rien ne vaut leur très charmant franglais. Le sarcasme reste leur arme de prédilection qu’ils cultivent sans – aucune - modération.
On leur doit Shakespeare, Beckett, les Monty Pythons…
Ils brillent dans le domaine de l’art vivant car si Paris est la ville lumière, Londres s’inscrit, sans aucun doute, comme ville spectacle.
L’art et la culture rassemblent la population britannique. Une société qui trouve son unité dans son histoire, son patrimoine, sa fibre artistique. L’Angleterre, c’est la prestance de Maggie Smith dans la série télévisée Downton Abbey, les adaptations shakespeariennes mordantes de Kenneth Branagh mais aussi les péripéties abracadabrantes de Bridget !
Frenchies et Brit’ ça donne « Michelle Ma Belle » et comme ces mots, ces deux cultures vont très bien ensemble.

Qu’en est-il des Américains ? Combien m’avoueront avoir regardé Top Gun une bonne dizaine de fois et mis en « repeat » la scène du match de volleyball ! Si on les apprécie pour leurs muscles, le mental n’est pas en reste.
L’ouverture d’esprit serait-elle relative à la taille du pays ?

L’américain n’est pas Big, il voit « big », il porte un intérêt sincère pour la personne qu’il a en face de lui. Le Boy est naturellement doué en sciences humaines, il éprouve de l’empathie. Celui que j’ai rencontré coïncidait à ce profil, doté d’une étonnante spontanéité.
Si traverser la route 66 en pick-up rouge au rythme des Doors fait rêver bon nombre de petits Français c’est une transcription d’un désir d’échappatoire, de découverte. Jack Kerouac n’en est pas la cause unique. C’est l’art de vivre, de penser à l’américaine qui attirent, je ne parle pas du stéréotype des fast-foods & co, mais de ce que véhicule leur culture. L’American Dream proposé par Hemingway, Johnny Cash, Marilyn.
Cette Amérique demeure intemporelle. Il en va de chacun de la vivre à sa façon.

Chaque pays a son propre fonctionnement mais rassemblés sous forme de trio culturel, ils trouvent l’unité qui fait leur force.
L’Opéra Garnier et son Fantôme ont trouvé leur place au Théâtre de sa Majesté à Londres.
La « French Riviera » fut source d’inspiration des « tendres nuits » de Scott Fitzgerald.
Les cultures des trois pays fusionnent. La France interpelle, attire et est à son tour marquée d’allers/retours via British Airways et American Airlines. Que ferait Gainsbourg sans sa Melody Nelson ? Paris vaut bien une messe mais resterait-il une fête ?

Sources :

* Photo 1 : D-Day, Robert Capa ; (http://riskorleave.wordpress.com/2011/12/05/the-magnificent-photographs-of-robert-capa/)
* Photo 2 : Maggie Smith dans la série anglaise Downton Abbey ; http://www.pinterest.com/vermontpublictv/downton-abbey-lols/
* Photo 3 : Susan Sarandon et Greena Davis dans le film Thelma & Louise réalisé par Ridley Scott ; http://myscreens.fr/2012/cinema/culte-du-dimanche-thelma-louise/
* Photo 4 : Audrey Hepburn dans le film Funny Face de Stanley Donen ; http://www.messynessychic.com/2013/03/03/hepburn-in-1960s-paris/


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