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Einleit : un trio au spleen éclatant

vendredi 11 avril 2014, par Laëtitia T. impression

Mots-clefs :: Musique ::

Le groupe Einleit était au Café de la presse pour un set électronique le 4 avril. Le trio a accepté une entrevue avec Éclairement tandis que la sortie de son second EP Fire walk with me aura lieu le 15 mai prochain. Jun, archétype du chanteur trop occupé, nous laisse entre les mains des musiciens talentueux, Charlie le bassiste et Gabriel le batteur.

Pour en savoir plus sur le groupe Einleit, lisez "Einleit, alliage entre vives tonalités et pensées affligées".



De gauche à droite :Charlie Guillemin, Jun Suzuki & Gabriel Le Masne

Comment s’est formé votre groupe ?

Charlie : J’ai rencontré Jun il y a plus de dix ans, on chantait tous les deux à l’Opéra et on a commencé à vouloir faire de la musique ensemble, à créer des projets rock et donc on a eu plusieurs petits groupes pourris. Ensuite, on a rencontré Gabriel qui a été le batteur d’un groupe qu’on avait qui s’appelait Wasted Wasted fin 2011, début 2012. Après cela, on a décidé d’enregistrer un EP ensemble. Il y avait deux autres personnes dans le groupe mais qui étaient plutôt des guests qui jouaient surtout en live. On a enregistré cet EP tous les trois et on a décidé de rester ainsi.

Vous avez changé de nom de scène plusieurs fois Ooh Check puis Wasted Wasted et désormais Einleit. Ce nom a une consonance allemande, einleintung ( introduction ), einleiten ( initier ), pourquoi ce choix ?

Charlie : Ooh check en fait c’était un projet complètement différent, c’était un projet style Rage Against the Machine avec un autre batteur, et un guitariste.

Gabriel  : C’était un groupe de jeunesse en fait.

Charlie : Oui voilà, un groupe de jeunesse avec Jun et moi, qu’on a ensuite arrêté. On s’est mis à faire un groupe un peu plus professionnel. On s’est tourné vers l’électro rock, donc on a crée Wasted Wasted, et à partir de ce moment là on était cinq. Gabriel à la batterie, moi à la basse, Jun au chant et au synthé, une personne
en plus au sample donc à l’ordinateur et au synthé et un guitariste.
Ensuite on est parti s’exiler une semaine dans une maison de campagne pour composer et on a décidé de tout reprendre à zéro : de changer de nom, de changer de formation et surtout de sortir l’EP à trois.

Gabriel : C’est là aussi où notre cohérence artistique s’est créée. On a appris à se connaître bien à trois et non à cinq.

Charlie : Du coup le style que l’on a maintenant est plus abouti que ce que l’on faisait sur le premier EP. Pour le nom Einleit, en fait Jun et moi on chantait à l’Opéra, j’y chante toujours pour ma part. On s’est rencontré là-bas donc on a une culture de musique classique très importante. À l’Opéra allemand, l’ouverture est nommée Einleitung. À la base Einleit c’était aussi le titre d’une chanson. C’était le nom de l’introduction de notre concert. À un moment on s’est dit « Il faut qu’on change de nom de groupe, ça va très bien, on va prendre einleitung, on va couper le ung, on va faire Einleit ».

Vous baptisez votre musique « Pop des abysses » qu’entendez-vous par ces termes ?

Charlie  : C’est Jun qui a choisi ce nom parce que c’est une pop assez noire. On est influencé par des groupes comme Metronomy. Ils sont beaucoup plus joyeux. Nous, on a décidé d’assumer le fait qu’on soit mélancolique, que l’on ait eu une vie semée d’embûches ( rires ). On fait de l’électro pop qui va chercher des sentiments qui sont plus sombres. Jun le compositeur fait en fonction de ce qu’il ressent sur le moment. Il écrit ses textes et se tourne vers la mélancolie. Toute la musique s’articule autour des textes, c’est ça qui est très important pour nous, on ne fait pas que de la musique en fait, on essaye d’écrire bien. On se rapproche d’une musique un peu plus cinématographique, qui représente quelque chose.

Vous faites fréquemment des concerts dans des salles de renoms :
la Flèche d’or, Le baron, Le Divan du monde, le Bus Palladium,Le Glazart... Comment vous êtes-vous frayés un chemin dans le monde de
la musique ? Racontez-nous votre parcours.

Gabriel : Ça s’est fait petit à petit. C’est vrai qu’on a eu beaucoup de chance parce qu’on a eu pas mal de dates qui nous sont tombées dessus, des opportunités au fur et à mesure.

Charlie : C’est à dire qu’on n’a pas vraiment cherché à avoir des dates mais je pense qu’on a compris à un certain moment comment ça marchait. On a commencé à sortir énormément, à aller à beaucoup de concerts, à rencontrer plein de gens et à parler de nous de cette manière. Les gens ont voulu en savoir un peu plus sur nous, sur notre groupe et c’est comme ça qu’on se crée un réseau. Les groupes avec qui on avait discuté à la sortie de concerts, avec qui on avait eu des affinités, nous invitaient pour des shows. On a fait des plateaux ensemble, c’était surtout des collaborations.

Votre prochain EP Fire walk with me est prévu pour le 15 mai,
quelles sont les nouveautés par rapport au premier And I a twister love what I abhor ?

Gabriel : C’est plus sombre.

Charlie : C’est encore plus sombre, oui.

Gabriel : C’est plus cohérent aussi. Les cinq titres sont vraiment une unité. Par rapport au quatre titres du premier où il y avait deux morceaux plus sombres et deux autres plus pop, plus joyeux.

Charlie : Là on s’est concentré sur un style en particulier.
Et je pense qu’il y a eu la maturité de la composition aussi qui est arrivée avec le temps. Jun qui est le principal compositeur a commencé à prendre conscience de ce qu’il voulait, des capacités qu’il pouvait avoir sur certains aspects. On s’est beaucoup pris la tête sur l’EP. On a changé plusieurs fois de titre. À la base on devait faire un trois titres et ensuite on a changé. Je pense qu’une certaine maturité est venue du fait que l’on ait rencontré des gens qui ont voulu nous produire, qui nous on menés sur certaines voies, qui nous ont aidés à nous canaliser. Après tous les concerts, les enregistrements qu’on a pu faire ensemble, on s’est aussi rendu compte de ce que l’on voulait vraiment et vers quoi on voulait aller. On a décidé d’assumer le style qu’on avait, de ne pas essayer de faire forcément bouger les gens, parce que c’est pas vraiment notre style et ça nous ressemble pas.

Gabriel  : Pas encore.

Charlie : Voilà. Pour l’instant on essaye de retranscrire des émotions par nos morceaux avant de faire danser les gens. S’ils ressentent des choses, c’est ça le plus important.

Vous figurez sur la programmation du Printemps de Bourges, quel effet cela produit d’être invités pour un festival de cette envergure ?

Charlie : C’est super ! Ce qui est assez important c’est que finalement on n’a pas encore sorti le deuxième EP, ça fait deux ans que le premier est sorti et c’est deux ans après qu’on nous propose Le Printemps de Bourges. Du coup on se dit, quand le second EP va sortir, ça va être encore plus puissant !

Gabriel : On espère que ça va être encore plus gros ouais !

Charlie  : C’est vrai qu’on est attendu au tournant parce qu’on nous propose des choses avant que l’EP et le clip soient sortis, du coup on est un peu stressés. Mais on est super content ! On a toujours voulu faire ce genre de festival. On a des objectifs de festival.
Rock en seine nous tient beaucoup à cœur avec Jun parce qu’on vient de cette banlieue là et dès que Rock en Seine a commencé on allait quasiment tous les ans là-bas. Il y a des lieux comme ça, comme la Maroquinerie qui est une toute petite salle où on a vu nos premiers concerts, qui comptent pour nous. Du coup, ces deux endroits, le jour où on y jouera, ça nous fera un truc spécial. En attendant on est très heureux d’être au Printemps de Bourges.

Dans quelques jours, votre vidéo événement du titre Trembling Tokyo tournée sur place sera mise en ligne. Parlez-nous du tournage, d’où est venue l’idée ?

Charlie  : Nous on n’y était pas, il y avait seulement Jun. C’est notre maison de production Wheel noise production qui avait contact avec une maison de prod’ qui s’appelle les Woow, elle leur a fait écouter la maquette du titre Trumblig Tokyo. Les Woow ont été enthousiastes de faire le clip de ce titre. C’est eux qui ont suggéré de le tourner à Tokyo, qui ont proposé le scénario. La direction artistique, les idées : tout est d’eux. C’est super intéressant ce qu’il nous est arrivé parce que c’est une grosse boîte et ils étaient enchantés de le faire. Ils ont de très gros projets normalement, donc, qu’ils acceptent de faire un clip pour nous, c’est génial.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Charlie : Tout va dépendre de ce qui va sortir.

Gabriel  : Si ça marche ou non... Quoi qu’il en soit on compte faire un album.

Charlie : Dans un an et demi, deux ans. Oui, 2015/1016 on fera un album je pense.

Gabriel : Je crois que grâce à l’EP il va y avoir plein de concerts,
donc on va faire des tournées, on va bouger un peu plus de Paris, ce qui est important aujourd’hui.

Charlie : En fait, là on a énormément de gens qui nous suivent
et qui nous attendent au tournant sur l’EP et le clip. Si les deux sont bien, on a des chances de faire pas mal de choses après mai. On a une équipe très performante qui travaille sur nous. On a eu de nombreux sponsors tel que Faguo et Uniqlo. On a énormément de projets qui sont en train de se concrétiser et à la sortie du clip et de l’EP, les choses vont encore se débloquer et amener à d’autres partenariats, à d’autres propositions de concerts, de diffusion. On attend de savoir !

Poursuivez votre découverte du groupe Einleit, avec l’article "Einleit, alliage entre vives tonalités et pensées affligées".


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